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Beauté fatale

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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile.
3Mitigé
Par Chrudolf3
Certes, ce livre aborde de très nombreuses questions en rapport avec ce concept de “beauté” et l’aliénation qu’il provoque chez celles qui le prennent trop au pied de la lettre, mais il manque une perspective chiffrée et une typologie des stratégies adoptées par les femmes pour se débrouiller avec ces injonctions à la beauté et à la séduction.On aimerait avoir une idée plus précise du nombre de femmes qui succombent à ces diktats déclinés à longueur d’année dans les magazines féminins. On connaît quand même beaucoup de femmes qui s’en fichent pas mal, qui font le minimum syndical en la matière et qui se moquent bien de ressembler à Cindy Crawford ou Kate Moss.Mona Chollet néglige aussi complètement toutes ces femmes qui savent se servir de leur beauté pour agir en conquérantes et dominer les hommes avec finesse. L’auteur aurait été bien inspirée de citer Camille Paglia qui sait très bien analyser les mécanismes par lesquels les femmes sont les maîtres de l’arène, au lieu de s’en tenir à Naomi Wolf (Paglia et Wolf se détestent) qui dresse un portrait trop victimaire des femmes en général.Il faudrait remettre en question le système éducatif qui ne parvient pas à donner les outils de résistance à tous ces miroirs aux alouettes, ainsi que le rôle souvent ambigu des parents.Bien sûr que l’industrie de la mode et des cosmétiques est complètement pourrie (lire par exemple le terrifiant Glamorama de Brett Easton Ellis), mais il me semble qu’une grande majorité de celles qui jouent avec ces codes ne finissent pas anorexiques ou suicidaires. Néanmoins, ce livre est assez équitable avec les hommes, et ne leur fait pas porter le chapeau. Au contraire, il ressort de cette lecture que ces pièges, c’est la plupart du temps les femmes qui se les tendent entre elles. Que tout ce qui intéresse ces femmes, c’est d’éclipser leurs rivales réelles, supposées ou fantasmées. Le livre reste aussi trop muet sur les bénéfices réels, pécuniaires ou statutaires que l’on peut retirer à entrer dans ce jeu de la séduction, qui, Mona Chollet le montre très bien, est sans fin, sans limites, sans répit. Bien entendu, cela n’exonère pas la responsabilité des quasi-maquereaux qui gravitent trop souvent dans le milieu du mannequinat. Mais à un moment donné, ces femmes ont fait des choix et doivent les assumer, bien que de nos jours, l’éthique de la responsabilité ne soit plus tellement répandue (n’est-ce pas, Agnès Saal?). La position de victime est tellement plus confortable, déclenchant d’innombrables sollicitudes qui vous donnent une raison d’être, qu’on comprend qu’elle soit si convoitée.Le livre s’apitoie donc trop sur ces “pauvres femmes” victimes d’un système injuste, on devrait d’ailleurs dire plutôt des “pauvres filles” qui le resteront toute leur vie.Et puis, l’auteur semble n’envisager les femmes que comme des salariées du tertiaire, des sortes de Catherine et Liliane, obsédées par leur apparence. Mais elle semble oublier ces femmes qui ont une vie plus rude, ouvrières ou agricultrices, plus proches d’un réel qui cogne dur que de la foire aux vanités qui règne du soir au matin dans les bureaux, ces nids de vipère où la compétence est parfois même un handicap.Je connais beaucoup de femmes que l’on pourrait qualifier de “flippées”, capables de claquer deux mois de salaire dans des liposuccions que personne ne remarquera. Mais, au risque de me faire des ennemi(e)s, je soutiendrai que ce qui caractérise toutes ces insatisfaites chroniques, c’est une trop grande obsession de leur petite personne, de leur petit moi, de leurs émotions qu’elles se sentent obligées de déverser sur autrui à tout bout de champ, en un mot, des égoïstes, ou plutôt des égocentrées. Souvent, je leur offre un exemplaire du maître-livre de François Roustang, “La Fin de la Plainte”, mais le message éclairant de ce vieux sage semble trop souvent leur échapper.On peut légiférer à bon droit pour rapprocher les conditions de vie et de choix des hommes et des femmes, mais la loi ne peut pas tout. On peut aussi accuser le capitalisme de tous les malheurs qui touchent les femmes, mais ce serait oublier qu’il leur a rendu quand même des services qu’aucun autre système n’a été capable jusqu’ici de leur fournir.Bref, c’est un livre très intéressant, mais incomplet. On attend une suite et un élargissement des points de vues et des perspectives. mais sur ces questions, c’est un excellent début.

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5Fine analyse des formes de l’aliénation féminine
Par Indigenae
Journaliste au Monde Diplomatique, Mona Chollet livre dans cet ouvrage une analyse extrêmement documentée et finement menée des formes et impacts de l’aliénation féminine. Elle y explore le sujet sous l’angle géographique en évitant l’écueil de l’occidentalo-centrisme (la place des femmes au Moyen Orient notamment y est évoquée de façon intelligente), mais aussi sous l’angle médiatique. Plutôt que de se contenter de puiser ses infos dans des sources traditionnelles (livres, revues) elle a pioché ses exemples dans toutes les couches et sous-couches de l’univers médiatique moderne : sites web, forums, magazines à potins (hé oui !)… C’est cette capacité à réunir de multiples sources a priori très éloignées les unes des autres et surtout, pour certaines, très peu perçues comme pertinente (Tumblr et Pinterest y sont notamment cités), qui rend le livre d’autant plus intéressant.Mona a ficelé un essai passionnant, très bien rédigé, très bien documenté et parfaitement en phase avec son époque. Une lecture fascinante.

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Telecharger Ebook Gratuit Beauté fatale | Ebook | 4.5

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