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5C’est la recension suivante des Echos qui m’a donné envie de lire ce livre
Par André
Le propos : L’accumulation de nouvelles règles pour rendre les banques plus solides permettra-t-elle d’éviter un nouveau choc financier ? Il n’en est rien selon Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et membre du collectif des 150 économistes contre la nomination du banquier François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France. La raison tient selon elle au fait que le lobby bancaire a limité voire parfois annulé l’impact de ces réformes. Après avoir rappelé les multiples liens qu’entretiennent les banquiers avec la haute administration française, elle décortique les ressorts de leur discours en lui appliquant la grille de lecture pensée par le socioéconomiste Albert Hirschman dans « Deux Siècles de rhétorique réactionnaire ». Elle observe que les grandes figures de cette rhétorique sont restées les mêmes, soit l’effet pervers (le remède est pire que le mal), l’inanité (cela ne sert à rien) et la mise en péril (ceci tuera cela). Par ce travail très pédagogique, l’auteur espère donner au plus grand nombre le moyen de peser dans les débats pour s’assurer que la finance soit bien au service de l’économie. Eclairant.La citation : « La capture exercée par le secteur bancaire et financier est avant tout “intellectuelle”. C’est une capture de la façon de penser, du point de vue. par les mots, par le discours. »—————————————————————————————————————————————————————————————————————Et je n’ai pas été déçu du voyage. Le décryptage des efffets de langage de nos grands banquiers via le prisme d’Hirschman est plus que probant: je ne goberai plus désormais comme du pain béni les déclarations emphatiques de cette forme de “pensée unique” qui nous a menés dans l’impasse, dont on a peine à identifier une voie de sortie. Repérer les contradictions du lobby bancaire sous l’angle et le fil directeur de “l’effet pervers”, “l’inanité” et la “mise en péril” sera à l’avenir et, en quelque sorte, mon Sudoku en tant que cadre supérieur bancaire récemment retraité. Merci, Madame Couppey-Soubeyran, pour ces clés de lecture qui permettent de retrouver un tant soit peu d’esprit critique par rapport à la soupe qui nous est servie par la boucle médiatique.

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3Il ne faudrait pas demander Que dire ? mais plutôt Que faire ?
Par Gu Si Fang
Ce livre s’adresse aux non-initiés mais pas complètement incultes quand même ;)Son objectif est « qu’en ouvrant le journal sur une interview d’un dirigeant de banque ou d’un de leurs représentants, à propos des règles qui les encadrent ou des réformes envisagées, notre expérience en soit transformée. » L’idée est inspirée du livre « Deux siècles de rhétorique réactionnaire », dans lequel Albert Hirschman décryptait le discours des opposants au progressisme. de la Révolution française jusqu’à la création de l’État providence. Quels étaient les arguments des réactionnaires ? Ils tombaient dans trois catégories : l’effet pervers (entendez « le remède est pire que le mal ! »), ensuite, l’inanité (« cela ne sert à rien ! ») et, enfin, la mise en péril (« ceci tuera cela ! »).JCS décortique ainsi plusieurs leitmotivs du discours bancaire :- « Plus on régule, plus on dérégule » (on encourage le shadow banking) = argument de l’effet pervers- « Le système financier est intrinsèquement instable » (Minsky) = argument de l’inanité- « Si on taxe les transactions financières en France elles iront ailleurs » (et nos emplois seront détruits) = argument de la mise en périlElle décrit un acteur que je ne connaissais pas bien : la Fédération des Banques Françaises, sorte de lobby corporatiste dont la présidence bicéphale est assurée par un directeur de banque et… un haut fonctionnaire !Mais le livre a deux défauts importants.Le premier est que l’analyse du discours ne se suffit pas à elle-même. L’effet pervers, l’inanité et la mise en péril peuvent être utilisés à mauvais escient, mais dans certains cas ils peuvent aussi être très pertinents ! Il ne suffit pas de les détecter dans le discours des banques pour pouvoir s’exclamer « Aha ! Vous utilisez tel type d’argument, donc vous avez tort ! » Tout au plus, on mettra le lecteur en état de vigilance, mais sans vraiment lui donner les clés pour se faire une opinion.Le deuxième défaut est que le livre tombe parfois dans le travers qu’il dénonce. Il se contente d’affirmer qu’une réglementation bien conçue et strictement appliquée permettrait de stabiliser le système financier sans pénaliser la croissance. Certes, quelques études sont citées ici et là, mais au fonds on ne saura pas si les arguments des banques sont faux. C’est croyance contre croyance.Par exemple, j’ai été agréablement surpris de voir que JCS parle sans ambages des incitations induites par notre système monétaire : prêteur en dernier ressort, garantie des dépôts, socialisation des pertes, (papier-monnaie ?) etc. Un de mes passages favoris est « Les lobbies bancaires sont plus enclins à se plaindre d’un prétendu effet pervers des exigences de fonds propres que des subventions implicites que leur procure la surprotection des pouvoirs publics. C’est là pourtant un véritable effet pervers, qui a une grande part de responsabilité dans la crise enclenchée en 2007-2008, et qui constitue un facteur de fragilité persistante dans le secteur bancaire européen. » Quand je lis ça, je m’attends à ce que l’on discute de la meilleure manière de réformer nos institutions monétaires et garanties publiques. Mais non, circulez !, ce n’est pas un sujet. Il faut « réguler » (on devrait dire réglementer), mettre en place l’union bancaire, une dette fédérale européenne, voire un fédéralisme budgétaire.J’ai bien envie de faire remarquer que les U.S. avaient une dette fédérale depuis 200 ans, une union bancaire depuis 150 ans, une réglementation harmonisée depuis 80 ans et un important budget fédéral et, pourtant, cela ne les a pas empêchés d’avoir la crise des subprimes. Mais j’ai peur de me voir reprocher ma rhétorique de « l’inanité »… De même, je dirais bien que ce centralisme très peu libéral a largement causé la crise des subprimes, mais ce serait un argument de « l’effet pervers »…

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3Pourrait mieux faire
Par M. GERARDIN Jean Louis
Ce livre dénonce les sophismes dont usent les banques pour empêcher les Etats de réguler leurs activités (notamment pour séparer leurs activités de service aux particuliers et aux entreprises de celles visant uniquement leur enrichissement personnel), afin que le contribuable ne supporte pas le coût de leurs échecs. Il demeure trop technique pour le client lamda de banques que je suis. Un lexique du vocabulaire bancaire et financier serait le bienvenu.

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