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Comment les pays riches sont devenus riches et pourquoi les pays pauvres restent pauvres

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19 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile.
5“Il y a donc un lien étroit et un rapport nécessaire entre ces deux choses: liberté et industrie”, Tocqueville
Par Latour07
Mon camarade Claude Rochet m’avait invité à lire cet ouvrage, non pas tant parce qu’il avait écrit la préface de la version française (et repris la traduction anglaise), mais parce que l’auteur, Erik Reinert, avait exposé une pensée d’une étonnante profondeur historique, riche, en économie. Penser que le libre-échangisme pris en soi ne serait que l’unique voie de salut de l’humanité comme cela nous est asséné et réglementé tous les jours depuis une trentaine d’années (Consensus de Washington, OMC, Bruxelles, Traité de Lisbonne etc.) n’a jamais été de mon lot. Le libre-échangisme constitue bien une idéologie car elle renvoie à un système abstrait, déconnecté des leçons de l’expérience, et qui plus est, par ignorance de ses valets, de l’histoire économique. Erik Reinert va nous mettre en lumière cinq siècles d’histoire économique et démontrer la vitalité extraordinaire d’un autre “canon” économique que celui dit “orthodoxe” (libre-échangiste) et des oppositions nourries par des penseurs qui alimentèrent une véritable vie intellectuelle et participèrent à l’enrichissement des nations dans lesquelles ils vivaient : “l’autre canon”, le courant “hétérodoxe”.Erik Reinert, norvégien, diplômé de l’université de Harvard, entrepreneur et économiste, est considéré comme un des chefs de file en matière d’économie hétérodoxe dans le monde anglo-saxon. “Comment les pays riches sont devenus riches et Pourquoi les pays pauvres restent pauvres” a été publié en 2006 dans sa version anglaise. De très nombreuses traductions ont été réalisées dont une en mandarin, qui sait inspirer, avec intelligence pratique, la Chine.L’auteur dégage des fondements de toute analyse économique en distinguant les rendements croissants des rendements décroissants. En simplifiant :- Rendements croissants : une industrie en phase de développement va gagner de plus en plus de clients, va accroître ses capacités de production et améliorer ses produits et processus de fabrication. Elle va donc gagner en compétitivité et pouvoir faire baisser les coûts de production voire les prix de vente dès lors qu’un jeu concurrentiel existe, et ainsi contribuer à l’enrichissement par les salaires distribués (exemple de Henri Ford) et les services liés, de l’économie. La coexistence d’industries diverses génère des synergies commerciales et de savoirs. L’émulation est encouragée par l’innovation. Le commerce se développe. La liberté peut enfin s’épanouir. La démocratie est la conséquence et non la cause de cette richesse voulue par les élites. Elle est le fruit d’une politique économique spécifique.Tous les biens et services ne sont pas produits selon des rendements croissants à mesure que la production se développe :- Rendements décroissants : l’agriculture par exemple s’inscrit dans cette logique. Les meilleures terres sont exploitées. Les capacités de production sont limitées. La spécialisation d’une nation (suivant la fausse théorie de Ricardo – qui fonde le libre-échangisme- dite des “avantages comparatifs dans le commerce international”) sur un type de production agricole va rapidement atteindre ses limites. Augmenter la production signifiera étendre les zones de production à des terres plus pauvres et causera donc une baisse de la productivité, des prix. Une spécialisation dans la production exportée de produits agricoles ne crée pas de richesse dans la nation qui exporte. Exemple historique : l’Espagne recevant des Amériques son or et son argent, exportant la soie, le fer, la cochenille (teinture rouge) dans les cités hollandaises et italiennes qui elles étaient pauvres en matières premières, et qui surent s’enrichir (Florence, Venise, Gênes, Milan – cf. Le Modèle italien de Fernand Braudel) et ne créa pas d’industrie, fut ainsi à la remorque de l’Europe pendant plusieurs siècles.”Vers le XIII° siècle, les Florentins, les Pisans, les Amalfitains, les Vénitiens et les Génois ont commencé à adopter une politique différente afin d’accroître leur richesse et leur puissance, ayant remarqué que les sciences, la culture de la terre, l’application des arts et de l’industrie, ainsi que l’introduction du commerce extensif, pouvaient leur permettre d’engendrer une population importante, subvenir à leurs innombrables besoins, maintenir un haut niveau de luxe et acquérir d’immenses richesses, sans avoir à conquérir de nouveaux territoires.” – Sebastiano Franci, réformateur des Lumières milanaises, 1764 – p.205L’industrie crée la richesse car elle inscrit son activité dans la logique vertueuse des rendements croissants. Elle permettra en outre à l’agriculture de profiter de ces avancées technologiques et de nourrir une population en croissance. Erik Reinert trace des similitudes de pensées entre Ricardo et Malthus. Le libre-échangisme intégral crée de fait les conditions de l’appauvrissement des populations et la nécessaire réduction de ces dernières (exode, guerres).Illustration : à l’issue de la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis (et leurs alliés) voulurent mettre fin à la résurgence régulière de la violence en Allemagne. Le plan Morgenthau fut adopté, lequel visa expressément à transformer l’Allemagne en agraire. Très vite (en deux années), il apparut que le maintien d’une telle politique conduisait à ce que l’Allemagne avait 25 millions d’habitants en trop. L’implosion économique était constatée, démontrant l’implacable enchainement des rendements décroissants. Marshall sut dès lors, en 1947, imposer son plan, lequel fut une brillante illustration de l’opposé de Morgenthau : l’industrialisation de l’Allemagne et des autres nations créera la richesse (rendement croissants).Pourquoi les économistes “orthodoxes” et leurs amis politiques ont-ils sciemment oublié cette histoire ?Mais les faits historiques sont encore plus anciens qui démontrent la vertu de “l’Autre Canon” en économie. En 1485, le roi Henri VII d’Angleterre interdit l’exportation de laine (en la surtaxant) et imposa de fait la création d’industrie de transformation. C’est parce que l’Etat avait protégé cette industrie naissante en spécialisant l’économie sur les rendements croissants qu’un Adam Smith, quelques siècles plus tard, put se montrer partisan d’un certain libre-échange. Le libre-échange ne commence pas la richesse mais vient la couronner, la développer dès lors que les assises sont solides. Nuances.Cinq siècles d’histoire économique sont passés en revue par l’auteur. Le lecteur découvrira la riche pensée du napolitain Antonio Serra, appréciera à nouveau de rencontrer l’économiste allemand Friedrich List. Les mythes sont défaits les uns après les autres. Ni libre-échangisme radical, ni protectionnisme inintelligent. Si le protectionnisme est une nécessité appliquée systématiquement par toutes les nations qui ont voulu s’enrichir et y sont parvenues (cf. l’histoire de l’Amérique du Nord qui de statut de colonie britannique spécialisée dans les produits agricoles a su protéger son industrie naissante contre les Anglais) il faut savoir ce sur quoi l’appliquer. L’Espagne – à l’époque de l’enrichissement des villes italiennes – protégeait sa production agricole (huile, vin) au détriment de son industrie qui disparut. De même, les physiocrates (pères du libre-échangisme) ont partout produit de la misère quand leur philosophie fut appliquée. Leur dénonciation fut radicale pour les pays qui voulurent s’enrichir. C’est pourtant cette philosophie qui a inspiré le “Consensus de Washington” :”L’histoire révèle que les pays riches se sont enrichis par des méthodes qui, de nos jours, seraient probablement mises hors la loi par les ‘conditionnalités du Consensus de Washington. Apparu en 1990, le Consensus de Washington, exigeait entre autres choses, la libéralisation du marché, la libéralisation des flux d’investissements directs étrangers, la dérégulation et la privatisation. La manière dont les réformes du Consensus de Washington ont été conduites est pratiquement devenue synonyme de néolibéralisme et de ‘fondamentalisme du marché’ “. – p.139L’ouvrage de Erik Reinert est fondamental. Il répond aux exigences morales les plus élevées et correspond vraiment avec la démarche de l’entrepreneur, du créateur de richesses car il intègre très rationnellement la dimension essentielle de l’expérience. L’annexe II – p.475 à 477- précise avec une rare intelligence “les deux manières différentes de comprendre le monde économique, la richesse et la pauvreté des nations”. A lire et relire – un livre de chevet citoyen.

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.
5Excellent ouvrage d’économie hétérodoxe.
Par Yoyo
Ouvrage de vulgarisation économique fantastique dont les propos tenus p.177 résume bien l’idée maîtresse: “je ne m’oppose ni à la quantification, ni aux mathématiques, je plaide contre ce qui est la seule forme reconnue de faire de l’économie et je demande que l’on fasse revenir l’analyse qualitative dans les sciences économiques”.Reinert tente ici de rappeler à tous qu’il existe une alternative oubliée à la pensée économique unique, l’économie orthodoxe, qui sévit de nos jours: l’Autre canon. Économie de type “schumpeterienne”/”keynesienne” dont la force motrice est l’esprit et la volonté humaine, l’entrepreneuriat et où les conflits entre économie réelle et économie financière sont normaux et doivent être réglementés. Il s’agit d’une économie alternative basée sur l’expérience.L’ouvrage nous éclaire sur les notions des rendements croissants et décroissants pour nous expliquer l’écart de richesses entre les nations dans le monde et comment remédier à ce problème grâce à cet Autre canon.Autant dire que ce livre est brûlant d’actualité, à l’heure où notre président nous sort le pacte de “compétitivité”, il est intéressant de lire ce qu’en pensait déjà Reinert en 2007, que je me permets de citer car c’est clairement dans le ton : « la compétitivité est […] un terme extraordinairement flexible qui coïncide avec une période confuse de réflexions troubles et un besoin de justifier les échecs absolus des théories économiques essentielles. Il peut être utilisé pour décrire un mécanisme qui enrichit tout le monde […], mais également comme un terme décrivant l’opposé, afin de convaincre les ouvriers qu’ils doivent accepter d’être encore plus pauvres. Il est triste de voir qu’en Europe, le terme de compétitivité est de plus en plus souvent utilisé dans le sens ougandais, couplé à la « flexibilité du marché du travail » (qui signifie invariablement une flexibilité vers le bas). Afin d’être « compétitif », nous devons abaisser nos niveaux de vie. » p.387 Il n’y a pas une virgule à changer !Cet ouvrage est absolument passionnant et permet de mieux comprendre l’idéologie économique dominante et de découvrir, ou plutôt redécouvrir son alternative. Inutile d’en dire plus, tout est dans le livre qui est dense, fait référence à de nombreux ouvrages d’économie dont certains très anciens et oubliés (ou mis de côté…).Sur la forme RAS, bon format, police bien lisible, nombreuses notes et sources placées en fin d’ouvrage, bibliographie bien fournie, présence d’un index (nominum, on aurait apprécié un index des termes techniques), d’un sommaire, des schémas et de tableaux, de ce côté on est bien servie.Du côté des défauts on pourra reprocher peut être une introduction un peu trop longue, l’œuvre de Reinert ne démarrant qu’à la p.111. Quelques coquilles par ci par là, une erreur dans le sommaire (je vous laisse la trouver!) et on ressent de l’approximation dans la traduction par moment mais d’après les propos de l’auteur dans les remerciements cette version française a été grandement améliorée par Claude Rochet et l’ensemble est très clair.Prix très élevé malheureusement, il faudrait proposer un format poche pour les petites bourses. Comme le dit Reinert dans son introduction son message s’adresse également à son 3ème public, celui des pays pauvre, malheureusement à ce prix le message risque de ne pas passer!Ce livre permet de prendre beaucoup de recul, de sortir de l’immédiateté du quotidien et de la pensée économique unique promue par les médias et le corps politique en embrassant plus de 500 ans d’évolution économique et sociale.En ces temps trouble où le néolibéralisme est la nouvelle religion il est urgent pour ne pas dire indispensable de lire ce livre afin de s’ouvrir l’esprit et d’éveiller son sens critique, car il y a bel et bien “une alternative”, oui Madame !

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile.
5C’est le procès trés argumenté des conceptions de Mr Tchuruk
Par Prudent
On noua rebattu les oreilles avec la thése de ce Monsieur qui se vantait dans son entreprise d’avoir fait disparaitre les usines pour ne conserver que les services;On l’a tellement pris au sérieux qu’on en a fait un dogme administratif français.On en a l’admirable résultat aujourd’hui:la producion est partie en Chine ou ailleurs en Asie… et la prospérité avec !l’auteur montre qu le prospérité est toujours née des accumulations de savoir-faire et que l’Europe ,la première a su emprinter cette voie suivie aujourd’hui par l’Inde ou la Chine;L’oubli de ce principe nous a perdu d’autant que par idéologie et idolatrie des services la haute administration a volontairement abandonné ce qui avait fait son efficacité dans le passé.L’A. ,qui est norvégien et de culture germanique ,développe des arguments puisés à d’innombrables sources dans une entreprise qui peut rebuter quelque peu un esprit français par leur surabondance mais qui sont trés convaincants pour qui se donne la peine de le suivre

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