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La Dynamique du capitalisme

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La Dynamique du capitalisme Commentaires clients:

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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile.
5Un superbe livre d’histoire économique.
Par HORIZON 2050
Cet ouvrage reproduit le texte de 3 conférences faites aux Etats-Unis à l’université John Hopkinns en 1976. C’est un peu le point d’orgue de 30 ans de réflexions sur les questions d’histoire économique par ce qui a été l’un des plus grands historien français. Il montre l’universalité du capitalisme, en occident comme en Inde, en Chine ou dans le monde musulman et ses rouages basés sur les incontournables marchands mais aussi sur l’état (“le capitalisme ne triomphe que lorsqu’il s’identifie avec l’Etat, qu’il est l’Etat”). Ainsi dans les villles-Etats de l’Italie de la renaissance “c’est l’élite de l’argent qui tient le pouvoir”. En revanche en Chine l’état a été pendant longtemps un obstacle au développement du capitalisme, freinant le commerce avec l’outre mer. Braudel établit aussi une distinction importante entre capitalisme et économie de marché.Il définit aussi ce qu’il nomme ‘l’économie monde’ avec son cœur et sa périphérie et nous montre comment ce cœur se déplace, hier à Florence et Venise au 15° siècle, puis à Amsterdam au 17 siècle, à Londres au 18° siècle et aujourd’hui à New-York (et peut-être Shanghai demain ?). Dans le cœur de l’économie-monde, “la splendeur, la richesse, le bonheur de vivre se rassemblent”. Plus loin se trouvent par cercles concentriques des zones de moins en moins riches au service et aux ordres du cœur de l’économie capitaliste. Fernand Braudel montre la nécessité pour faire évoluer la réflexion de disposer de davantage de statistiques historiques.”La dynamique du capitalisme” est donc un puissant ouvrage de réflexion et d’analyse sur un système qui est toujours le notre, mis en perspective historique

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile.
5La valeur du temps “long” !
Par Fondetforme
1976, le programme commun de la Gauche en France avait 4 ans et n’avait pas encore produit ses effets électoraux. Et c’est l’année des conférences prononcée par l’auteur à l’Université John Hopkins sur la dynamique du capitalisme et réunies dans cet ouvrage (mon édition date de 1985 et nous commentons ici celle de 2008). C’est ce qui explique que l’on présente cet ouvrage comme une “introduction” à l’œuvre de ce grand historien qui était alors en train de finir d’écrire Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècle. Tome 1 : Les structures du quotidien. Une introduction ? Non une sorte de résumé plutôt en à peine plus d’une centaine de pages d’une œuvre monumentale en 3 tomes qui était déjà presque écrite et qui parut en 1979. Le premier mérite de cet ouvrage est donc sa concision qui n’en fait aucunement une ébauche, plutôt une synthèse.Son deuxième mérite est, surtout en la période actuelle où tout se dit et s’écrit sans ordre ni sens, de recadrer les mots et les pratiques dans le temps (long) et l’espace (méditerranéen et mondial)en relativisant les prismes du moment présent. Songez qu’il ne s’est passé que 35 ans entre la publication du troisième tome du Capital de Marx (finalisé par Engels) et la grande crise de 29 ! Et seulement 25 ans si l’on compare avec L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme de Max Weber. Peu de champ donc pour vraiment comprendre les ressorts du capitalisme ni pour s’extraire du contexte “local” des crises de l’industrie lourde du Nord Ouest Européen.Or, plus d’un siècle a passé maintenant depuis ces ouvrages fondateurs et à combien de crises et de mutations le capitalisme a-t-il survécu ? Pourtant, à court de repoussoirs, confondant marché, économie de marché, libéralisme, capitalisme et capitalisme financier nombre de nouveaux “penseurs”, oubliant de se référer au sujet même de leurs thèses font du capitalisme ce qu’il n’est pas: un système. Donc un “isme” qui comme d’autres s’effondrerait si l’on se décidait à le combattre pour mieux faire sortir de terre de nouveaux “ismes” sans doute… C’est le troisième mérite de Braudel et de sa vision longue que de nous replacer dans une perspective historique qui transcende obligatoirement les crises et les débats conjoncturels.Pour moi, c’est au côté des réflexions philosophiques d’André Comte Sponville Le capitalisme est-il moral ? : Sur quelques ridicules et tyrannies de notre temps que je range cet ouvrage car il nous aide à mieux comprendre une composante essentielle de notre modernité comme elle est qu’on soit parmi les gagnants ou les perdants de celle-ci.La seule chose qu’il a manqué à Braudel dans cet ouvrage c’est le temps de s’apercevoir que le capitalisme n’aura même pas eu le temps de se réaclimater à Shanghai que sa dernière mutation le dispense même désormais d’avoir à se localiser …

1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.
5Lumineux !
Par Darko
Voilà un petit livre succinct (peut-être trop pour certains ?), mais qui va droit à l’essentiel : qu’est ce que l’économie de marché ? Qu’est ce que le capitalisme ? Pourquoi ne peut-on réduire l’un à l’autre, comme c’est trop souvent la cas dans les médias ? Fernand Braudel apporte ici des réponses claires et précises à l’ensemble de ces questions, dans ce recueil regroupant les textes issus de trois conférences données en 1976.Il dresse également un panorama rapide de l’histoire économique du monde moderne, en s’opposant à une vison trop eurocentriste de son évolution. La Chine, l’Inde ou le monde musulman ont connu très tôt des commerces florissants, parfois plus que l’Europe. Fernand Braudel introduit à cette occasion la notion d’économie-monde qui permet de comprendre comment et pourquoi le centre économique du monde a basculé de la Méditerranée vers l’Atlantique, puis de l’Atlantique vers le Pacifique, sans pour autant négliger l’importance des économies périphériques. Témoin de la justesse de ses analyses, cette citation en forme de prémonition : “imaginons aujourd’hui une franche, totale et définitive ouverture des économies de la Chine et de l’URSS : il y aurait alors rupture des limites de l’espace occidental, tel qu’il existe actuellement…”L’historien n’en jette pas moins un regard très critique sur la nature et l’évolution du capitalisme telles qu’il les perçoit et ses conclusions demeurent valables aujourd’hui :- Le capitalisme vise à l’universalisme : il est dans sa nature de ne pas supporter de systèmes concurrents et, de fait, aujourd’hui peu de territoires échappent encore à son emprise. Ne reste guère plus que la Corée du Nord, dont le capitalisme, au travers sa machine de propagande, fait grand cas, alors qu’il oublie si facilement de se pencher sur le sort des populations qu’il maltraite.- Le capitalisme déteste la concurrence et s’accommode bien mieux de monopole de fait ou de droit. C’est toujours le cas : tous les patrons parlent du libre jeu des forces du marché, mais tous rêvent d’être Bill Gates et de disposer d’un monopole permettant de s’en affranchir.- Le capitalisme, malgré ses efforts, ne recouvre pas encore toute l’économie. Des secteurs entiers lui échappent toujours comme l’éducation, la santé, l’armée ou la justice, mais pour combien de temps encore ?Pour un ouvrage plus conséquence sur l’ensemble de ces sujets on pourra se reporter à celui ci : Christopher Alan Bayly : “la naissance du monde moderne”

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