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La Guerre du Malakand

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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.
5L’histoire : cet éternel recommencement….
Par Darko
Voilà un ouvrage qui tombe à point nommé et qui devrait retenir l’attention des personnes manifestant quelque intérêt pour l’Afghanistan et les guerres qui s’y déroulent depuis déjà 35 ans. Mais tout d’abord, je voudrais dire combien je compatis à la détresse des lecteurs qui, n’ayant aucun goût pour l’histoire et la chose militaire, ont été contraints et forcés de lire cet ouvrage et, plus encore, à celle de ceux qui s’imaginaient qu’il s’agissait d’un roman ! Il y a pourtant beaucoup de leçons à retirer de cette chronique de la bataille de Malakand, dont l’action se déroule en 1897, quelque part dans les zones tribales à la frontière actuelle du Pakistan et de l’Afghanistan.En préambule, précisons que les anglais furent loin d’être les premiers à rencontrer d’énormes difficultés pour soumettre les farouches tribus de montagnards peuplant ces régions. Déjà, bien avant la naissance du Christ, les perses, puis Alexandre le Grand, y avaient subi des revers importants, de même que l’empire Moghol entre le XVI et le XIXème siècle, puis à la période moderne, et dans l’ordre d’apparition, les britanniques, les russes et les américains, tissant ainsi la trame d’une histoire mouvementée, propre à justifier le surnom de ces farouches contrées connues pour être “le tombeau des Empires”…Winston Churchill n’a que 23 ans lorsqu’il écrit ce livre (son premier). Il est alors sous-lieutenant de cavalerie dans l’armée des Indes, mais c’est en tant qu’officier de liaison et correspondant de presse pour le Pioneer et le Daily Télégraph qu’il participe à la compagne de pacification du Malakand. Il y manifeste déjà une intelligence d’analyse, une culture et une vision politique qui force l’admiration, ainsi qu’une indépendance d’esprit, sous la forme de traits ironiques et mordants, dont il ne se départira plus tout au long de sa longue et brillante carrière.En britannique bien éduqué, Churchill commence par justifier la colonisation et l’existence de l’Empire avec les mêmes arguments toujours utilisés en pareil cas : les apports de la civilisation (paix, éducation et santé) et la liberté du commerce, facteur de progrès et de prospérité (oui… mais pour qui ?). Il ne faudrait pas croire que ce mode de pensée appartienne au passé et les évènements récents montre qu’il est toujours d’actualité, même si les moyens de conquête ont évolué; le hard power (le militaire) ayant été le plus souvent remplacé par le soft power (l’économique et le culturel). C’est ainsi que l’Europe, qui a mené les guerres les plus terribles que le monde ait connues, a renoncé depuis 1945 à assurer sa propre protection pour vivre colonisée sous protectorat américain . il suffit de citer trois évènements récents pour s’en convaincre : tout d’abord, le Partenariat Transatlantique en court de négociation, visant à créer une zone de libre échange entre les USA et l’Europe, n’est que le dernier élément d’une stratégie visant à soumettre un peu plus l’Europe aux intérêts américains en contrepartie de la protection qu’ils nous accordent depuis 70 ans. Ensuite, les américains se sont déjà arrogés le droit, avec le Foreign Corrupt Pratices Act, de juger et de condamner unilatéralement toute entreprise européenne qui agirait contre les intérêts américains, comme a pu s’en rendre compte récemment BNP-Paribas, condamnée par l’Etat fédéral à une amende de 6,5 milliards d’€ pour la “violation” de l’embargo avec l’Iran. Enfin, qui intervient militairement pour sauver les chrétiens d’Orient ? L’Europe, qui fut jadis le terrain d’action de formidables puissances militaires, puis un remarquable outil d’intégration économique (sous contrôle américain), en est réduit aujourd’hui à offrir le triste spectacle d’un calamiteux aréopage de bavards où règne l’impuissance politique et, bientôt, le déshonneur et la honte. On est passé en 50 ans d’un extrême à l’autre. Il serait peut-être temps de se demander pourquoi ?Retour au Malakand : Churchill aimerait bien que, comme les européens, les tribus sauvages de la frontière afghane comprennent les avantages de la colonisation, mais celles-ci s’y refusent et le futur Lord de l’Amirauté explique très bien pourquoi. D’abord pour ces tribus, la violence est un mode normal de gestion des conflits, au même titre que le mensonge, la trahison et le parjure. Quand on n’est pas d’accord on s’étripe et tout est bon pour y arriver (ce qui devrait décontenancer un peu le sens du fair play du gentleman britannique, mais pas Winston). Ensuite, en terres d’islam, le pouvoir des Mollahs repose en grande partie sur la crédulité et l’ignorance de populations analphabètes et ces saints hommes voient d’un très mauvais oeil l’arrivée de cette civilisation des impies qui risque de remettre en cause leurs privilèges. Enfin, il y a toujours quelque illuminé pour proclamer qu’il est le messager d’Allah, envoyé pour mener le djihad (la guerre sainte) contre les infidèles et, justement, la région se trouve, à ce moment là, sous l’influence d’un “fakir fou” qui fait des miracles et se prétend invisible la nuit (il dort sous son lit…), tout en appelant à la révolte contre les mécréants. En conséquence de quoi, la stratégie prônée par Churchill est simple et peut se résumer en peu de mots : “on ne négocie pas avec les sauvages, on les massacre !”; une stratégie qu’il appliquera à la lettre, quelques années plus tard, contre d’autres barbares….La suite est donc constituée d’une série de “batailles” (d’escarmouches plutôt) magistralement racontées par Churchill dans leurs moindres détails tactiques, mais dans un style empreint, il faut bien le dire, d’une forfanterie toute britannique. Car en effet, on est surpris de constater que les engagements, contés sur un ton si dramatique, avec moult mentions d’actes de bravoure, donnent lieu à si peu de pertes du coté anglais, moins d’une dizaine à chaque fois et pour la plupart des indigènes des bataillons indiens (lanciers du Bengale, Gurkhas, Sikhs, Guides, Dogras…), tandis que les insurgés meurent par centaines, voire par milliers….”A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”, on est loin des hécatombes qui, 20 ans plus tard, rougiront du sang anglais les plaines de la Somme et des Flandres….Vers la fin de l’ouvrage, Churchill prêche pour sa paroisse en louant les qualités de son arme, la cavalerie, dont il estime l’apport essentiel et d’une redoutable efficacité dans cette guerre des frontières. C’est sans doute un peu exagéré, d’abord en raison même de la nature montagneuse du terrain qui empêche, comme il le souligne lui-même à maintes reprises, le déploiement optimal des lanciers. Ensuite, cette “efficacité” est surtout la conséquence du piètre armement des insurgés qui ne possèdent ni artillerie, ni mitrailleuse et dont la plupart des fusils sont encore des pétoires à un coup que l’on charge par le canon. En 1914, la cavalerie britannique sera taillée en pièces par les mitrailleuses allemandes et ce sera le début de la fin pour la cavalerie montée comme arme du champ de bataille.Enfin, pour l’anecdote, Churchill se demande, à un moment, s’il n’y aurait pas lieu de décerner quelques décorations à ces indigènes qui meurent si bravement pour la gloire de l’Empire britannique ? Le jeune sous-lieutenant est pour . Mais problème : ils ne savent pas jouer au cricket et ne boivent pas le thé le petit doigt relevé….Un excellent premier livre donc, avec juste un petit bémol : l’ouvrage compte 15 chapitres et il est indiqué en préambule que les chapitres 16,17 et 18 de l’édition originale ont été retirés de la présente réédition. On aurait bien aimé savoir pourquoi ?

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.
4Etonnant
Par Valérie Thorin
On peut rencontrer de la difficulté à entrer dans ce texte, surtout si l’on est habitué à retrouver Churchill sur un autre terrain d’action, plus “classique”. Passé ce détail, l’intérêt de ce livre se révèle avec force. En effet, l’auteur porte sur lui-même un regard sans concession et qui surprend par sa fraicheur. Les premières semaines de la guerre dite “de pacification” du Malakand, une région située entre ce qui est aujourd’hui le Pakistan et l’Afghanistan, contiennent en germe des éléments politiques et géostratégiques semblables à ceux dont on parle aujourd’hui dans l’actualité. C’est ce qui actualise ce récit qui se situe il y a plus d’un siècle et en fait une partie de l’intérêt. L’autre intérêt est, évidemment, la jeunesse et l’apprentissage d’un personnage qui deviendra célèbre pour avoir promis “du sang et des larmes” et avoir fait une belle carrière.Très beau texte, magnifiquement écrit.

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3les jeunes années du futur vieux lion
Par Vincent VZT
en 1940, après la chute de la france face à l’allemagne nazie, l’angleterre se retrouve seule face à la déferlante de la luftwaffe. avant la bataille d’angleterre qui s’annonce, winston churchill prononce son célèbre discours qui promet à son peuple des larmes et du sang mais jure que le combat aura lieu dans les airs, sur terre et sur mer, et que jamais l’angleterre ne se rendrai.pas un enfant de coeur, le vieux bonhomme! en lisant ce livre qui relate le début de la carrière de correspondant de guerre du jeune churchill, on comprend que le futur premier lord de l’amirauté en a vu du pays. cette première expérience – et pas la dernière – aux confins de l’empire britannique, en afghanistan (tiens tiens!) relatée avec force détails nous permet de comprendre la mentalité de l’occidental de la fin du XIXème siècle, celui qui sera pétri de la grandeur civilisatrice de l’empire britannique.avec le recul, un tel texte ne pourrait être écrit de la sorte aujourd’hui sans qu’on le taxe de colonialisme, mais cela remet en perspective le monde d’aujourd’hui avec le recul nécessaire.il s’agit donc d’un livre instructif qui éclaire avec le prisme du passé des évènements qui sont encore d’actualité de nos jours (les guerres tribales en afghanistan).

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