Telecharger Ebook Gratuit La philosophie face au handicap

La philosophie face au handicap

Telecharger Ebook Gratuit La philosophie face au handicap

La philosophie face au handicap Commentaires clients:

Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.
3A lire…Bonne synthèse, dans un style très accessible à tous
Par miro234
Le livre de Bertrand Quentin est intéressant, fort bien écrit, accessible au non-philosophe (qualité rare pour un philosophe).S’il mérite d’être largement recommandé, notamment pour le projet éthique, politique et moral qu’il porte et dont notre société a immensément besoin, le lecteur quelque peu informé et en recherche de pensée nouvelle sera toutefois déçu (ce qui n’enlève rien à la clarté de l’ouvrage, au style agréable de l’auteur, et à l’intérêt en soi de l’entreprise qui mérite d’être applaudie).Les analyses des jugements ou expériences en rapport avec le handicap de quelques philosophes peu abordés jusqu’à présent dans la littérature sur le handicap (quelques pages sur Sénèque, Pascal, Cicéron, Hegel) sont bien sûr à saluer. Elles complètent les analyses que A. Pelletier, dans un numéro du Journal Philosophie ( n°103), avait déjà consacrées en plus amples détails en 2009 aux positions de Leibniz et Descartes sur la folie. Les autres évocations des philosophes par Bertrand Quentin sont toutefois largement reprises et thématisées par de nombreux auteurs écrivant sur le handicap dans les sciences sociales et humaines. Par exemple, Henri-Jacques Stiker a déjà largement présenté (dans son ouvrage “Corps infirmes et sociétés”, notamment) les points de vue de Locke et Leibniz sur le handicap. Canguilhem est on ne peut plus commenté lui aussi, tant en philosophie qu’en sciences humaines. Les études anglophones sur le handicap ne cessent pour leur part de pourfendre depuis des décennies les travaux de Peter Singer et des utilitaristes anglo-saxons. Platon et Aristote sont aussi abondamment cités, critiqués pour leurs adhésions aux normes eugéniques de leurs cités d’appartenance par rapport à la gestion des corps congénitalement difformes. Martha Nussbaum (et Sen) fait également l’objet d’une littérature secondaire abondante en rapport avec la question du handicap, notamment dans les pensées féministes et les éthiques du care. Etc. Et ne parlons pas de Foucault… En dépit des travaux qui le précèdent sur les mêmes thèmes (d’où mon jugement d’un certain manque de nouveauté), le mérite toutefois remarquable de Bertrand Quentin est d’avoir regroupé, en philosophe, ces diverses figures, philosophiques, en un ouvrage philosophique, et de les rendre accessibles au plus grand nombre – notamment aux philosophes mais pas que…L’auteur a un autre mérite, inverse à l’usage par les sciences humaines des philosophes dans leurs disciplines: celui d’importer en philosophie (et de faire ainsi connaître aux philosophes ou lecteurs de philosophie qui consulteront son ouvrage) des analyses de sociologues et anthropologues (comme Goffman, par exemple) énormément lus et cités en sociologie ou en anthropologie du handicap.Autre mérite de l’ouvrage: Quentin traduit encore sous la forme de concepts originaux qui intéresseront tout à fait par leur caractère terminologiquement “philosophique” (« empathie égocentrée » ou « analogie abusive » : cela sonne agréablement à l’oreille du philosophe), des critiques et points d’attention éthiques, dans nos relations avec les personnes handicapées, qui sont largement soulignés (par exemple, via le fameux “paradoxe du handicap” qui fut mis en évidence il y a plusieurs années par les enquêtes sociologiques) dans les publications au sein des études anglophones et francophones sur le handicap dans les sciences humaines (mais encore méconnus en philosophie).La dernière partie de l’ouvrage intitulée : “Peut-on penser une politique philosophiquement cohérente face au handicap”, met enfin en scène des débats et une évolution des questions sociales et politiques relatives au handicap, qui doit beaucoup aux combats menés par les personnes handicapées elles-mêmes et les associations qu’elles-mêmes et/ou leurs proches ont créées pour faire reconnaître leurs droits. Cette évolution, méconnue du grand public et des philosophes, s’est par ailleurs traduite dans la diversification des définitions du handicap et la reconnaissance du modèle social du handicap au niveau de l’OMS (à travers son intégration dans la classification internationale des handicaps en 1980 puis surtout en 2002). Les études anglophones sur le handicap et les études francophones, en sciences sociales et humaines, ont déjà largement retracé cette histoire et en ont formulé les analyses et commentaires que l’on retrouve ici, réappropriés et reformulés de façon personnelle par Bertrand Quentin qui cependant ne semble pas citer (hypothèse) toute l’étendue des sources qui ont inspiré sa rédaction. Au lecteur d’être attentif, et de savoir qu’un auteur s’appuie toujours sur les épaules de géants qui le précèdent pour avancer, quand bien même parfois les reprises et les bricolages créatifs de l’ancien produisent un effet de nouveauté inouïe. C’est aussi en ceci que réside toute la fraîcheur et l’intérêt de l’ouvrage de Quentin.Entre migrations, transferts, apports innovants (à ma connaissance, l’idée que recouvre le concept de “compensation inopportune” est peu évoquée dans la littérature) et traductions d’idées de disciplines entre disciplines, l’ouvrage de Bertrand Quentin est un ouvrage « pont » qui rassemble, unifie et se dresse entre philosophie et sciences humaines (et c’est bien une tâche de la philosophie que d’entretenir le dialogue entre les sciences, en vue de la recherche d’une plus grande intégration du savoir) pour traiter d’un sujet essentiel, que la philosophie n’a que scandaleusement trop ignoré, snobbé et préjugé jusqu’à ce jour. Le style abordable de Bertrand Quentin témoigne d’une remarquable compréhension du sujet, tant au contraire la complexité (de nombreux ouvrages philosophiques), parfois techniquement inévitable, cache cependant dans certains cas une réelle méconnaissance des questions, un semblant de “maîtrise”. Rien de tel dans cet ouvrage: l’auteur nous introduit avec clarté aux questions principales qui se sont posées sur le handicap, depuis l’Antiquité à nos jours. Jouant le rôle du « passeur », la lecture du livre nous fait passer d’un rivage à l’autre, troublant en définitive toute certitude dangereuse conduisant l’homme valide à croire que la personne handicapée, c’est toujours et indubitablement l’autre.

0 internautes sur 0 ont trouvé ce commentaire utile.
5Le handicap revisité à travers l’histoire
Par Jean QUENTIN
Ce livre vient de recevoir le Prix DAGNAN BOUVERET de l’Académie des Sciences Morales et Politiques.Ce n’est pas surprenant, car, d’une part, c’est très bien écrit et d’autre part le thème est difficile à traiter, sans tomber dans le pathos moralisateur. On ressort de ce livre avec une vision plus aigue et sereine de ses propres handicaps.Le long parcours historique du handicap va de la négation mortifère au droit de cité de notre époque. Un long chemin qui grandit l’humain, simultanément avec des atrocités d’un autre “âge”.

0 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.
3bref historique sur la question
Par Lolita
Ce livre est somme toute utile pour un lecteur averti qui recherche un aperçu synthétique du questionnement philosophique sur le handicap.

Voir tous les 3 commentaires clients…

Telecharger Ebook Gratuit La philosophie face au handicap | Ebook | 4.5

Leave a Reply