Telecharger Ebook Gratuit La sécurité privée en France: « Que sais-je ? » n° 3912

La sécurité privée en France: « Que sais-je ? » n° 3912

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La sécurité privée en France: « Que sais-je ? » n° 3912 Commentaires clients:

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4tres bien fait
Par Sophie.D
pour les pro, futur pro de la secu ou simplement interessé par ce secteur bien ecrit clair concis sans etre sans substance ce livre est incontournable

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3Pas plus qu’au prix d’une barquette, la cerise ne veut (se) faire le moine !
Par Bruno Zlonyk
Je voudrais illustrer sinon démontrer ici comment dans notre profession mais aussi ailleurs une attitude “exemplaire” peut trouver une origine toute différente de celle que l’on veut bien lui donner ou communément admettre.À l’occasion du prix des cerises dans une fourchette de quelques euros à une pointe de 45, le quotidien que lisait mon collègue titrait : « Je ne mettrais pas plus de 10 € le kilo. » M’en étonnant, et affirmant que pour ma part je ne pourrais mettre que 2 € et encore si je pouvais me les offrir, ce qui n’est pas le cas, puisque mon budget ne m’autorise que le strict nécessaire, je l’interrogeais : « Et toi ? »Sa réponse rejoignait la mienne, mais sans restriction d’achat (il est célibataire, sans enfant à charge) : « Oh moi, pas plus de 2,50, 3 €. »Bon. Là où je me mis à réfléchir, c’est lorsque, pointant la photographie d’un père de famille et de ses deux filles, je concluais en affirmant : « D’ailleurs, à bien regarder la photo, on voit tout de suite leur classe sociale… Ce ne sont pas des prolétaires ! »Or le journal est destiné à des ouvriers, des employés. La réaction de mon collègue fut immédiate et surtout véhémente : « Comment peux-tu le savoir ? Moi, si je m’habille en civil avec mes “beaux habits”, je peux passer pour un cadre ! ». Que voulait-il dire ?Le marquage culturel, les origines sociales ne se maquillent pas, ou très difficilement sur une posture, moins encore sur un visage et son expression… était-ce le statut, le pouvoir d’achat alors qui pouvait être feinté, ou la composition culturelle qui n’est pas nécessairement une prérogative de classe ?Était-ce un réflexe afin d’échapper à une “infériorité” supposée (à tort) et inculquée – réflexe dû aux frustrations (réellement) subies ? Nous étions en tous cas entrés dans l’idéologie du “faire croire” qui déracine l’être de ses réalités – et donc de son pouvoir d’action sur ces dernières.Mon collègue en effet n’a pas l’assise économique qui lui permettrait de soutenir cette position dans le monde de la réalité.Plus grave : En se réfugiant dans ce “faire croire”, il rompt les liens qui l’unissaient à sa classe socio-économique réelle – voire tout simplement à une culture de classe. Peut-être même à “la” culture, quoi qu’on mette derrière ce mot, mais qui demande toujours un véritable effort prolongé dans le temps et non une simple “opération magique”.Ici encore, l’adage se vérifie : « L’habit ne fait pas le moine. » En effet, en s’illusionnant sur sa richesse (et donc sa puissance : il occupe un studio minuscule, peut-être une chambre de bonne, dans un quartier très “chic” de la rive gauche parisienne où il est tous les jours confronté aux codes mimétiques de la ligne 9), il est tenté de s’assimiler à une classe qui le manipule et le repousse en parlant continuellement à sa place – et dont finalement il lit les journaux, regarde les photos en fantasmant se voir.Mais cette illusion ne peut effacer en lui un profond sentiment de frustration, car il ne peut fuir le vide et la vanité que cette position fausse inocule dans sa vie.Parmi les “solutions compensatoires”, plutôt que retourner dans l’espace sain d’un enracinement réel, celui donc d’un travail (culturel, économique, de formation, etc.) sur sa condition, il tendra toujours plus à se cliver – dans l’irréel pour échapper au morne quotidien – avec pour conséquence un mépris de lui-même et de ses origines.Gageons alors que nous le retrouverons isolé… et surtout amer, sans qu’il cesse pour autant de toujours quémander un peu de considération (quelques miettes, un regard, une caresse ou une poignée de main, une oreille… même condescendante), une attitude qui sera prise dans le meilleur des cas pour de la qualité de service, au pire pour de l’obséquiosité.Logiquement, la conséquence “positive” de cette position illusoire, qui s’est retournée à l'”avantage” immédiat de ce collègue (un avantage bien précaire, qui le maintient dans son illusion), c’est qu’il se fera l’informateur privilégié de l’oppresseur (du petit chef, du “capo”), dénonçant ses compagnons de misère – car à cette épreuve économique que nous subissons tous s’ajoute pour lui une solitude intérieure, un vide que ne peut pas remplir une vie par procuration, dont la puissance fantasmée via son chef lui reflète l’image incarnée d’une première marche vers la réalisation (bien illusoire) de son identité (à cette classe sociale que lui renvoi un média d’élection).Or, derrière ce média, une classe économique, en toute connaissance de cause, tire depuis quelques générations déjà les ficelles de son (notre) oppression économique et sociale…Les conséquences pour lui (pour nous), c’est que mon collègue ne peut pas s’engager syndicalement, car il ne connaît pas sa classe. Plus : il ne veut pas – ne peut plus – la reconnaître.D’ailleurs, plus tard dans la soirée (comme d’autres fois déjà, à maintes occasions), son discours devenait sans équivoque à propos des syndicats qui « ne font rien » et des mandatés qui « ne sont là que pour leurs intérêts personnels » et de conclure qu’une adhésion « ne sert à rien ».À l’écouter, je devrais rendre ma carte, car lui sait de quoi il parle : Ayant jadis cherché par cette voie une solution sociale au sein de l’entreprise, qui lui permettait “accessoirement” de discuter en “face à face” avec son employeur… il a ruiné « deux ans de (sa) vie » pour rien, pas même de la reconnaissance. Il est donc amer – très – et nourrit du ressentiment. Il veut surtout justifier (mais ça il ne le dira pas) son abstention d’adhésion actuelle.Pour conclure, je trouve son discours très démobilisateur – et je ne dois pas en être le seul récipient “récepteur” : le partage-t-il avec d’autres collègues syndiqués, non syndiqués ? Posez-vous la question… et observez.

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