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La transformation de la guerre

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5La lutte est l’origine de toute chose
Par Semper Victor
« La transformation de la guerre » de Martin Van Crevel dont le sujet apparait clairement dans le titre, est un ouvrage particulièrement audacieux et original, notamment dans ses derniers chapitres (sa partie prospective). Il est rare de voir un auteur se « mouiller » autant et s’offrir en pâture au verdict de l’histoire. Force est de constater que son texte, écrit en 1989/1990 trouve une belle confirmation dans les deux décennies découlées depuis.Van Creveld explique par le menu la décomposition de l’ex-Urss et prédit à long terme un sort plus ou moins comparable à l’Inde et la Chine, qui devront se concentrer sur leur noyau et abandonner des parcelles en quête d’autonomie. Il montre comment l’hégémonie américaine est condamnée par sa décadence économique. Il compare Japon et Europe, affirmant : « La possibilité de se rattacher à des traditions permettra sans doute à quelques-uns des plus vieux Etats -essentiellement le Japon et les pays d’Europe occidentale – de résister plus longtemps. Isolé, particulièrement riche et prospère, le Japon détient une chance particulière ».Il évoque également sa vision de l’avenir de l’Europe (exprimé en 1990, donc avant Maastricht) : « Si l’Europe trouve son unité, la forme qu’empruntera son organisation ne sera certainement pas un Etat, au sens où ce mot est entendu aujourd’hui. Une communauté continentale, dont le seul souci est d’accroître le revenu par habitant et le produit national brut, ne pourra pas compter sur une fidélité sans faille de ses habitants. L’intégration renforcera les luttes régionales – Corses, Basques, Ecossais et bien d’autres encore – pour l’indépendance. Les premiers à réussir joueront le rôle de bélier ».Van Creveld est par ailleurs clair sur la portée de ses analyses : « Pas plus que Froissart ne pouvait prévoir la fin du système féodal et son remplacement par une entité moderne fondée sur les Etats, il est aujourd’hui impossible de prévoir ce qui émergera de l’écroulement final des structures actuelles (…) La réponse n’est pas aisée Nous nous trouvons dans la position d’un Athénien du Ve siècle avant J.-C., tentant de deviner la forme qu’allait prendre le monde hellénistique ; ou dans celle d’un citoyen romain à l’époque du Bas-Empire, cherchant à imaginer ce que serait le Moyen Âge ».Les points de vue de Van Creveld sont particulièrement lucides, notamment sur la permanence de la guerre, en citant Héraclite d’Ephèse pour affirmer que « la lutte est l’origine de toute chose », mais aussi sur la logique de de l’alternance entre paix et guerre : « Une guerre perpétuelle deviendrait ennuyeuse ; peut-être est-ce la raison pour laquelle tout conflit doit connaître une fin ».Enfin, conclusion finale est particulièrement puissante : « Présenter la guerre comme la guerre comme un jeu avec la mort ne signifie pas qu’elle équivaut à un suicide. La tragédie de Massada prouve que le suicide ne constitue pas l’origine de la guerre, mais sa fin. A défaut de « trafiquer » l’esprit humain, le seul moyen d’empêcher les affrontements consisterait à hypertrophier l’autorité gouvernementale au point d’éliminer toute incertitude quant à leurs résultats. On ne peut concevoir qu’un régime répressif, totalitaire, mondialiste, à la Big Brother, tentera un jour d’atteindre cet objectif (…) Pour lui permettre de surveiller tout le monde en même temps, ce régime devrait disposer d’un vaste réseau policier ainsi que de moyens techniques considérables et totalement informatisés, afin d’empêcher toute subversion, tromperie, voire simple négligence. (…) On navigue ici entre Le meilleur des mondes de Huxley et 1984 de Georges Orwell. Cette vision est à ce point monstrueuse qu’en comparaison la guerre fait figure de bénédiction ».

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4Un déboulonneur d’idole
Par Le lecteur
Certaines aeuvres sont une volonté de détruire des idoles. Il y a Proust contre Ste-Beuve, Levinas contre Heidegger. Et Martin van Creveld contre Clausewitz: cette “Transformation de la guerre” est d’abord une charge systématique, argumentée, et convaincante contre “De la guerre”.L’argument essentiel de van Creveld: la théorie de Clausewitz n’a de pertinence que pendant le court espace (temporel, géographique) de l’Europe moderne, et ne vaut rien au-delà. S’appuyer dessus aujourd’hui est courir à l’échec.Par exemple, La “trinité” Etat-Armée-Civils n’a de sens que lors des guerres entre Etats, qui sont l’exception depuis 1945 et n’existaient pas avant le 17ème siècle. Point que Clausewitz balaie du revers de la main, la guerre s’appuie bien sur le droit (prisonniers, non-combattants, armes), et avec des conventions variées suivant les époques, mais toujours présentes. Van Creveld admet juste les notions de friction et d’incertitude, mais par une homothétie inspirée, montre qu’elles s’appliquent aussi bien au groupe d’armées qu’à la section, ramenant ainsi à sa mesure la “stratégie” tant vantée des états-majors. La guerre peut être faite pour la religion, pour la justice, pour la survie ou… pour la guerre – donc pour bien plus de choses que comme “continuité de la politique”. D’ailleurs, son ressort essentiel est le danger, le fait de risquer sa vie: la psychologie humaine montre que les armées n’ont pas besoin d’une cause “politique” pour se battre.Le texte est inspiré, vivant, lancé à toute vitesse comme un avion à réaction. Van Creveld s’appuie sur toutes sortes d’exemples, de l’antiquité à la guerre du Liban, trouvant toujours le cas pertinent. Le livre pousse tellement la logique anti-Clausewitz que les démonstrations bien amenées alternent parfois avec des passages incantatoires (on considère comme l’exception ce qui est Clausewitz-ien et comme le cas général ce qui ne l’est pas, même contre l’évidence). Mais la lecture est stimulante, ne serait-ce que par cette sorte de jeu de destruction méthodique qui la sous-tend.

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5Remarquable
Par Politics Man
Remarquable ouvrage sur la guerre. L’approche de l’auteur est franche et directe, elle n’en est pas moins pertinente et “révolutionnaire” en comparaison des nombreux ouvrages sur le sujet. M.V. Creveld renverse totalement la logique Clausewitzienne, et propose une compréhension de la guerre essentielle.

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