Telecharger Ebook Gratuit Le développement durable: « Que sais-je ? » n° 3719

Le développement durable: « Que sais-je ? » n° 3719

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4Contre les idées reçues
Par Christophe FAURIE
Grosse surprise. Ce livre prend à contre les idées qui me semblaient les mieux établies. En retraçant les événements récents, guerre froide, crise des années 70, rigueur, libéralisme…’ il aboutit à une explication de notre histoire et de nos idées qui les montre guidées par une idéologie contre nature (!).Insensiblement la préoccupation de l”Occident est passée du « développement », faire adopter aux pauvres le modèle occidental pour qu”ils ne basculent pas chez les Soviétique, au « développement durable », un écologisme néomalthusien qui considère l”homme, le pauvre en particulier, comme une menace pour la santé de la planète. Or, autre idée inattendue, traditionnellement l”homme a joué un rôle capital dans la biodiversité. Et il n’existe pas de nature vierge. Partout, et surtout en Amazonie, la nature a été façonnée par l”homme.Curieusement, ce que décrit ce livre c”est, à l”échelle mondiale, l”Angleterre victorienne, avec ses « charities » (les ONG), sa haine des pauvres, l”individualisme d”une élite des affaires que rien ne contraint, et même ses doctrines malthusiennes, sa « dismal science », l”économie, qui ne prévoit que la pénurie, et les bons sentiments qui remplacent l’aide -‘ vue comme encouragement à la paresse. L’Angleterre victorienne fut d”ailleurs le premier triomphe (et échec) du libéralisme. (Voir Histoire de la Grande Bretagne de Roland Marx.)Et si, comme dans la pensée chinoise (cf. le livre d’Anne Cheng sur le sujet), l”homme était au centre du monde, au sens où il est essentiel pour son bon équilibre ? Et si les inquiétudes de Rousseau et des écologistes tenaient non à un vice de l”homme en général, mais à celui de notre société : une forme de parasitisme, non durable ?Bref, voilà un livre important. Cependant, sa forme un rien pamphlétaire ne me semble pas exactement coller à la vocation encyclopédique de Que sais-je ? Aussi, il se répète un peu, et est un peu vague dans certaines démonstrations, en se contentant de les étayer par des références.

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1Une déplorable vision anthropocentrique de l’écologie
Par Raoul Fievet
Sous le prétexte d’un ouvrage de vulgarisation sur le développement durable, Sylvie Brunel, comme à son habitude, nous livre sa vision d’une écologie dévoyée totalement anthropocentrique, une vision du monde dans laquelle le vivant n’a de sens que par et pour l’homme. Il est bon de rappeler à cet égard que pour la première fois dans l’histoire de la terre nous assistons à une extinction de masse, la sixième grande grande extinction de l’histoire du vivant, qui est provoquée par l’action d’une seule espèce, la nôtre. Comme le souligne le paléoanthropologue Pascal Picq : « Aujourd’hui, le taux d’extinction des espèces est de mille à cent mille fois plus élevé que ceux du passé et aucune météorite, aucun épisode volcanique majeur, aucun changement de courant océanique de grande ampleur n’est intervenu depuis dix mille ans. L’Holocène reste une période calme sur le plan géologique et climatique depuis la dernière glaciation. Le seul facteur nouveau est l’homme. Et au rythme actuel, aucune espèce n’a le temps d’apparaître. Sans une certaine ironie, s’il y a eu six grandes extinctions comme il y a eu six jours pour la Création et si Dieu s’est reposé le septième jour, il est dommage que l’homme n’en ait pas fait autant. Marche arrière toute sur le chemin de l’histoire de la vie ; pire que la crise du Permien ! » Les forêts équatoriales, les mangroves, les savanes, les marécages, et toute leur biodiversité fondent en effet comme neige au soleil, dévorés par l’extension des terres agricoles, tandis que la vie marine est saignée à blanc par la pêche intensive, avec en toile de fond la question taboue de l’explosion démographique. Pourtant, l’auteur voudrait nous faire croire que l’homme serait utile et même nécessaire à la biodiversité ! Ce discours est d’autant plus ubuesque lorsqu’on songe que la vie existe sur terre depuis plus de 3 milliards d’années, la vie complexe depuis plus de 500 millions d’années, tandis que l’homme moderne n’existe que depuis quelques centaines de milliers d’années, et l’on nous affirme pourtant que la nature est dépendante de l’homme ! Pire encore, Sylvie Brunel légitime une vision productiviste de la nature selon laquelle la défense de la biodiversité n’est pas justifiée au nom de la richesse intrinsèque du vivant, mais au nom des intérêts bien compris de l’être humain. C’est exactement la même logique qui conduit les forestiers à ne voir dans la forêt qu’un champ d’arbres exploitable, qu’il faut protéger au nom de sa rentabilité à long terme, en privilégiant la sauvegarde des seules espèces utiles à l’homme, notamment en éliminant systématiquement le bois mort pourtant vital à la biodiversité des forêts. Dès lors, comme le souligne Patrick Blandin, professeur émérite au muséum d’histoire naturelle, « on glisse plus ou moins vite du système écologique forestier à la plantation d’arbres, du foisonnement de la nature, ordre longuement construit par l’évolution à l’ordre du géomètre, inventé depuis peu. Et l’on en vient à dire, forcément, que la forêt a besoin des hommes ». Cette mentalité a d’ailleurs été dénoncée par Théodore Monod : « Qu’un forestier puisse déclarer que la forêt a besoin de l’homme, c’est qu’il ne songe qu’à la forêt jardinée, exploitée, source de profit et oublie la vraie forêt, celle qui est encore autonome et libre ». D’ailleurs, les rares forêts primaires qui ont survécu en Europe, à l’image de la Bialowieza Puszcza située à cheval entre la Pologne et la Biélorussie, témoignent d’une richesse biologique sans commune mesure avec nos misérables bois contrôlés et avilis d’Europe de l’ouest, où la préservation des seules espèces utiles à l’homme s’effectue au détriment de tout le reste du vivant. L’exemple emblématique du loup et de l’ours en France, conduits au bord de l’extinction comme tant d’autres espèces, est d’ailleurs bien significatif du caractère très sélectif qu’homo sapiens accorde à la notion de diversité. On peut même dire que le raisonnement de Brunel accrédite sans le vouloir le caractère nuisible de l’humanité : elle nous explique en effet que les écosystèmes sont devenus tellement altérés et artificialisés que l’homme est devenu indispensable au maintien de l’équilibre écologique. L’exemple d’un écosystème relativement simple et isolé, celui des îles Kerguelen, permet de comprendre l’absurdité de ce raisonnement : dans cet archipel du sud de l’océan Indien, l’introduction de lapins par des navigateurs a eu des conséquences dramatiques sur la flore, conduisant notamment à la quasi-extinction du chou des Kerguelen une espèce endémique. Pour remédier à la situation on a alors introduit des chats, mais le remède s’est révélé pire que le mal, les chats s’en prenant aux nids d’oiseaux, sans défense, car n’ayant jusqu’alors aucun prédateur. Au final, il est désormais nécessaire de procéder à des campagnes d’éradication régulières pour limiter la croissance des espèces invasives. Or, si l’on suit le raisonnement de Brunel appliqué à cet exemple, cela voudrait dire que l’homme serait utile, alors même qu’il ne fait que juguler tant bien que mal un problème qu’il a lui-même créé. C’est là toute l’absurdité de la logique de l’auteur qui justifie l’utilité de l’homme par son action régulatrice visant à corriger les déséquilibres dont il est lui-même responsable, en ayant altéré, voire détruit, les écosystèmes originels qui se portaient parfaitement bien, très longtemps avant que le premier australopithèque ne se dresse sur ses jambes. À tous ceux qui s’intéressent à l’écologie, ne perdez donc pas votre temps avec les ouvrages de Sylvie Brunel, qui ne rêve que d’un monde totalement contrôlé, domestiqué, humanisé, dans lequel l’ensemble des terres émergées serait recouvert de champs cultivés, et où le bien-être des membres d’une seule espèce primerait sur l’existence même d’innombrables autres créatures.

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5tout sur le développement durable !
Par Stephane Ricaud
excellente introduction au développement durable : histoire, fondements, orientations.Cet ouvrage mériterait d’être mis à jour des évènements récents ( législation, conventions, plans d’actions…) sur ce sujet

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