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L'Etat est mort! Vive l'état

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L’Etat est mort! Vive l’état Commentaires clients:

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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile.
5Plus que jamais d’actualité
Par Johan Rivalland
Voici un ouvrage sorti il y a déjà un peu plus d’un an et qui décrit parfaitement ce qu’il s’est passé depuis, qui était parfaitement prévisible donc, de même que ce qui est en train de se dérouler et ce qui va probablement se passer d’ici peu.Un ouvrage que l’on peut qualifier non pas de visionnaire, mais plus simplement d’avisé. Ecrit par un auteur qui ne fait qu’observer et analyser (puis proposer), à partir d’éléments et de statistiques qui sont à l’accès de tous, la démagogie et les oeillères en moins, contrairement à tous ceux qui sont soit impliqués en politique ou dans leurs intérêts propres, soit idéologisés. Un constat doublé d’une vision d’économiste (dont on sait, et l’auteur ne manque pas de le rappeler lui-même, qu’elles peuvent être multiples).Ce constat repose sur tous les excès que nous vivons depuis près de quarante ans et qui font qu’une génération, celle de 1968 (dont l’auteur dit faire partie) a vécu à la fois sur l’épargne et les économies de la génération qui l’a précédée et sur le lourd endettement futur qu’il va laisser aux générations suivantes, qui va nécessiter de très gros sacrifices de leur part. Affligeant.Comment en est-on arrivé là ? Comment certains ont-ils pu profiter aux dépens des autres ? Telles sont les questions posées par Charles Gave, qui en décortique les fondements.La réponse principale tient dans le fait que la croissance de l’Etat en France s’assimile plus à un social-clientélisme qu’à la social-démocratie.L’auteur les définit ainsi :”Dans la social-démocratie, un dialogue constant a lieu entre parties prenantes (salariés, actionnaires, management, client) pour trouver de concert la meilleure solution, c’est-à-dire celle qui protège au mieux les intérêts à long terme de chacun. Cela implique que chacun soit prêt à faire des sacrifices à court terme (…).Dans le social-clientélisme, le but est d’accaparer le pouvoir politique et le monopole de la violence légale qu’il confère, afin de distribuer des avantages non gagnés à ses propres troupes au détriment des autres parties prenantes à la discussion(…)”.Appuyé par des citations évocatrices et bien choisies, telle “L’Etat est le mythe qui permet à chacun d’espérer vivre aux dépens des autres” (Frédéric Bastiat), parfois humoristiques comme l’est souvent l’auteur lui-même, à l’instar du “Le capitalisme répartit inégalement la richesse alors que le socialisme répartit la pauvreté inégalement” (Winston Churchill), l’état d’esprit de l’ouvrage est sans concession et montre à quel point la situation est grave. Ainsi, Charles Gave explique que “le propos de ce livre est donc d’expliquer que ce qui s’est produit pour l’Union soviétique va frapper notre système politico-économique et pour les mêmes raisons”. Excusez du peu !Une suite heureuse, en quelque sorte, à L’Union européenne, une nouvelle URSS ? de Vladimir Boukovsky.Cependant, Charles Gave n’accable pas les politiques. Comme il le dit, en citant de nouveau Churchill : “Les hommes politiques sont merveilleux, ils finissent toujours par trouver les bonnes solutions, non sans avoir essayé toutes les autres avant, cependant”.Et, partant de ce constat assez évocateur de certaines réalités, il nous livre une leçon d’économie stimulante, avec un grand sens de la pédagogie, qui permettra à beaucoup de mieux comprendre ce qui se passe actuellement… et d’avoir une idée de ce qui nous attend, pour ceux qui se posent la question à juste titre (sans oublier son évocation elle aussi très actualité du rôle de l’euro dans tout ceci). .Mieux encore, en prolongement de son livre, démarche originale et stimulante, il propose d’actualiser ses analyses et indicateurs à travers un blog […], ce qui permet d’enrichir la réflexion et poursuivre la discussion.Ainsi, un peu à la manière d’une histoire (ou d’une bande dessinée, nous dit l’auteur), tout repose sur quatre acteurs principaux (l’entrepreneur, le rentier, le banquier et l’Etat) qu’il commence par nous présenter tour à tour en illustrant leur rôle économique, avant d’en venir au jeu de leurs interactions.Avec toujours un style parlant, humoristique et le sens de la pédagogie (résumés fréquents de ce qu’il vient d’expliquer) et des citations appropriées, telle cette formule célèbre de Saint-Simon, à propos de l’entrepreneur, tant décrié en France malgré ses mérites : “Imaginons que les cinquante premiers princes du royaume, les cinquante premiers préfets ou présidents de Cour de cassation, les cinquante premiers pairs du royaume, les cinquante premiers évèques, Monsieur, frère du roi, ainsi que toute la cour, disparaissent par accident : le peuple en serait fort triste, car il a le coeur bon. Mais si disparaissaient les cinquante plus grands industriels, les cinquante plus grands savants, les cinquante meilleurs artisans, la nation serait détruite”.Les titres des trois grandes parties de l’ouvrage vous donneront un aperçu de l’esprit qui est le sien et de l’intérêt qu’il peut revêtir du point de vue de la réflexion, pour tout un chacun, économiste ou non :1) Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’Economie sans jamais oser le demander.2) Le trou noir financier.3) Faire tomber le Mur de Berlin que nous avons dans nos têtes.Avec des chapitres aussi utiles pour ceux qui veulent y voir clair que : “Petite introduction à la dette étatique”, “Comment un Etat fait-il faillite ?”, etc. qui permettent bien de mieux comprendre l’Economie et la réalité que nous vivons.Et avec un constat accablant, mais hélas inéluctable : Lorsqu’un Etat, comme le nôtre probablement très bientôt, n’a plus la possibilité d’emprunter (ce qui tend à se vérifier de plus en plus, si l’on observe l’évolution des taux d’intérêt), il ne reste alors plus que deux solutions : Se réformer ou “faire faillite” (l’auteur expliquant au passage en quoi le terme est abusif).D’actualité…Un ouvrage éclairant, instructif, passionnant, que je conseille à tous ceux qui veulent tenter de mieux comprendre la profonde crise actuelle et savoir à quelle sauce (pimentée !) nous allons probablement être mangés…

19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile.
5Extrait et présentation
Par Gave
Présentation de l’ouvrage:Ce n’est un secret pour personne, la part de l’État dans l’économie française ne cesse de croître depuis le début des années 1970. Logiquement, cette « préférence » pour une consommation collective aurait dûêtre financée par un accroissement des recettes fiscales, c’est-à-dire par un alourdissementdes impôts. Il n’en a rien été. Le dernier budget voté en équilibre dans notre pays remonte à 1973 ; depuis, pour financer ces accroissements de dépenses, l’État n’a cessé de recourir à l’emprunt.Cette calamiteuse habitude a conduit à une explosion de la dette, qui atteint un niveau tel que les marchés financiers risquent très prochainement de refuser de continuer à nous prêter de l’argent.C’est ce que l’on commence à voir en Grèce, en Irlande, en Espagne, au Portugal… Il va donc falloir, et à brève échéance, ajuster les dépenses aux recettes.(…)Pour garder ses privilèges, ce qu’il faut bien décrire comme une classe sociale, puisqu’elle bénéficie de privilèges que le reste de la population ne connaît pas, a besoin que l’État (dont elle a pris lecontrôle) ait un poids sans cesse croissant afin de pouvoir continuer à distribuer des prébendes non gagnées à leurs mandants, condition sine qua non de son maintien au pouvoir. Or, comme cette classe ne produit rien, la seule façon de financer ces droits non gagnés est de recourir à l’emprunt. Mais la route de l’endettement est en voie d’être coupée et c’est une très bonne nouvelle. Le personnel politique représentant notre social-clientélisme ne va plus pouvoir emprunter en donnant en gage les Français du futur. Il ne peut pas non plus augmenter les impôts qui pèsent sur le reste de la population, de crainte de créer une dépression et/ou unerévolte des assujettis à l’impôt, dont leurs propres troupes. Le social-clientélisme, qui par construction ne peut s’autofinancer, va disparaître. Le propos de ce livre est donc d’expliquer que ce qui s’est produit pour l’Union soviétique va frapper notre système politicoéconomique et pour les mêmes raisons.La logique est la suivante : le socialclientélisme s’appuie à l’intérieur de nos économies sur de vrais bastions constitués selon des principes organisationnels qui, toujours, récusent le libre choix des consommateurs, transformés en usagers, et qui sont donc par essence totalement conformes aux pratiques qui avaient cours en Union Soviétique.[…]

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile.
5Très intéressant
Par Bruno Bartolotta
Relativement nouveau à ces questions auxquelles je m’intéresse tout simplement parce que je suis las de ne rien comprendre à ce qu’il se passe, le livre de Monsieur Gave apporte un point de vue très intéressant. Un livre un peu complexe tout de même qui pour ma part a nécessité pas mal d’efforts et de réflexions tant ces sujets sont assez nouveaux pour moi.Il s’agit là d’un essai, écrit par un entrepreneur au franc parlé et profondément libéral, qui choquera fortement beaucoup de personnes qui adoptent le discours de la pensée unique et ce tant dans le fond que dans le style. Petit entrepreneur,je trouve pour ma part son point de vue très pertinentSi vous êtes un initié des marchés et des questions monétaires ce livre apportera un regard intéressant, si comme moi, vous n’êtes pas un initié il va falloir un peu s’accrocher pour suivre le tout mais avec de la volonté on y arrive et c’est assurément un livre qui ouvre des perspectives.Partant du constat que la crise est un phénomène naturel de l’évolution économique (et je rajouterai que c’est un phénomène inhérent à toute évolution), les pratiques de nos gouvernements successifs depuis plus de 30 ans ne peuvent qu’aboutir à une faillite de l’état si la situation n’est pas clairement reprise en main rapidement. La crise étant un processus naturel qui forcément se terminera, il s’agit d’un scénario du “pire” qui une fois passé aboutira nécessairement sur quelque chose de meilleur et donc qu’il ne faut pas craindre.La situation est simple : profitant d’un effet soporifique de l’Euro qui a permis à tous d’emprunter au taux allemands (qui lui est en excédant), l’état Français a massivement emprunté à un prix sans cesse moindre pour financer un grand laxisme budgétaire causé par une attitude interventionniste forte et dont l’effet le plus spectaculaire aura été de détruire toute croissance et de maintenir un haut niveau de chômage.La dette a explosé ces quinze dernières années mais son coût est resté sensiblement le même.Peut on s’imaginer que les taux, qui sont au plus bas aujourd’hui, ne vont pas remonter et avec eux faire exploser le coût de cette dette à un point que ce sera intenable et que la communauté internationale refusera de prêter à la France ? Ce serait alors la faillite, un scénario plus que plausible au regard de l’actualité récente (le livre a été écrit avant …) et d’autant plus que nous avons déjà explosé les ratios généralement admis qui eux mêmes étaient déjà relativement laxistes ! Sauf à ce que très rapidement, l’état trouve le moyen de dégager des économies et retourne progressivement à l’excédent budgétaire comme c’était le cas avant 1973 ce scénario apparait malheureusement de plus en plus réaliste.De nombreux thèmes annexes sont présent dans ce livre, comme le rapport entre la politique de taux d’intérêts et le dynamisme entreprenarial qui explique beaucoup de phénomènes que l’on observe , ou encore l’analyse faite de la gestion de l’Euro et de son impact sur l’économie de tous les pays, ou encore le rapport entre la politique de taux aux états Unis et la bulle financière sur l’immobilier américain etc …Une lecture très enrichissante qui m’a beaucoup enseigné sur ces questions, un franc parlé qui est assez rare dans ce type d’ouvrages et une thèse bien argumentée dont je ne peux pas juger de la pertinence n’étant pas initié mais dont je peux dire avec certitude qu’elle a le mérite du bon sens !A lire donc !

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