Telecharger Ebook Gratuit L’Etat prédateur : Comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire autant

L'Etat prédateur : Comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire autant

Telecharger Ebook Gratuit L’Etat prédateur : Comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire autant

L’Etat prédateur : Comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire autant Commentaires clients:

Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile.
4La prédation des élites au pouvoir
Par Riga
La thèse du livre est intéressante et consiste à dire que si la révolution libérale des années 80 conduite par Reagan et Thatcher a été le fruit d’une vraie révolution idéologique, portée par des individus qui croyaient en la plus grande efficacité du marché libre, de la concurrence, et de l’initiative individuelle, l’arrivée au pouvoir des conservateurs ces dernières années a plutôt été marquée par la création d’une ploutocratie dont l’objectif était avant tout de promouvoir ses propres intérêts. L’exemple le plus marquant a été celui de la présidence de G. W. Bush et D. Cheney, dont le mot d’ordre était de placer les amis aux postes à responsabilité, de donner le maximum de contrats publics aux entreprises dirigées par des proches, etc… . Cela a donné certaines catastrophes en termes de résultats, par exemple quand suite à l’ouragan Katrina, le responsable des opérations, un ami de Bush, s’est révélé être tout à fait incompétent pour mener à bien les missions qui lui étaient confiées.La droite a donc, selon l’auteur, abandonné les principes du libre marché qui ont guidé son action au début des années 80, pour se transformer en vulgaire oligarchie, se souciant assez peu des intérêts de la société dans son ensemble.Une autre thèse de l’auteur consiste à dire que la gauche de gouvernement a été sommée depuis des années de “montrer patte blanche” et que pour acquérir aux yeux des franges conservatrices de la population le droit moral de gouverner, elle s’est elle même convertie au libre marché et l’a défendu de façon assez frénétique, finissant par dépasser la droite en terme d’adhésion à ce mode de régulation. L’auteur critique ce changement de doctrine à gauche, et appelle cette dernière à redéfinir une stratégie économiques permettant d’apporter des solutions alternatives et crédibles aux grandes questions posées actuellement (environnement, libre échange, chômage etc…), dont les effets pervers sont en partie dûs à leur abandon aux seules règles du libre marché. Il milite notamment pour un retour de la planification dans les actions de l’Etat.L’auteur traite essentiellement de la situation aux Etats-Unis, mais on voit clairement que l’analyse est largement transposable à la France et à d’autres pays européens.Le livre est très intéressant dans l’ensemble, quoique de qualité inégale selon les points. Les différents chapitres de l’ouvrage sont issus de texte de nature différentes et cela se ressent un peu dans la cohérence de l’argumentation. Certains chapitres au début du livre se situent dans la débat de la théorie économique (il y a notamment une discussion passionnante sur l’absence de pertinence de la stratégie consistant à diminuer les taux d’imposition pour relever le taux d’épargne national), alors que d’autres chapitres, notamment sur la fin, sont plus proches de textes militants.

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile.
4Le retour de Veblen
Par Jules Alexandre Théophraste de Corvée de Ch…., dit “Dupond”
Un ouvrage intéressant que j’ai lu en français et qui présente manifestement des problèmes de traduction car on trouve des phrases incompréhensibles, il est sans doute préférable de le lire en anglais The Predator State: How Conservatives Abandoned the Free Market and Why Liberals Should Too d’autant plus qu’il est bien moins cher!L’intérêt essentiel est de restaurer l’actualité des travaux de Thorstein Veblen et de sa Théorie de la classe de loisir publiée en 1899 (en non en 1999 comme il est dit dans le livre, probablement une faute du traducteur). Pour cet économiste norvego-américain, il y a en gros ceux qui bossent et ceux qui ne font rien (c’est d’ailleurs le titre du livre en norvégien “Théorie des gens qui ne font rien”) à part profiter du système. Voilà qui est particulièrement actuel, je ne pense pas avoir à faire un dessin… Veblen est passé à la trappe car il venait perturber le jeu bien réglé entre capitaliste et marxistes. On a juste gardé sa proposition de taxer les frais somptuaires via les taux élevés de TVA sur le luxe.Galbraith décrit de manière intéressante l’effondrement des idées des conservateurs, notamment de Friedman. Il fait un sort injuste à Hayek dont le Le libéralisme n’avait rien à voir avec celui de Friedman. Les idées parties il ne reste que les lobbies qui ont mis la main sur l’Etat. Galbraith souligne le caractère progressiste de la réglementation qui permet aux entreprises les plus progressistes sur le plan technologiques d’avancer, stimulant ainsi le processus de “destruction créatrice” décrit par Schumpeter. Or, les grandes entreprises les plus rétrogrades ont mis la main sur l’Etat américain pour se tailler des rentes de situation extraordinaires. C’est la fin de la société décrite par son père, John K Galbraith dans Le nouvel état industriel où, si les grandes entreprises dominaient, il existait des contre-pouvoirs grâce aux institutions de “l’increvable New Deal”.Galbraith termine sur les besoins de refixer des normes et engage un débat utile sur ce sujet.Il est vrai, comme le dit un autre commentateur, que l’unité du livre n’est pas évidente car composée de plusieurs articles. Mais c’est à lire et très stimulant (et assez simple, pas de jargon!).

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile.
4Contre la réaction économique et la ploutocratie anti-démocratique
Par Latour07
(NB : il s’agit de la critique de l’ouvrage paru en anglais “The Predator State: How Conservatives Abandoned the Free Market and Why Liberals Should Too”);James K. Galbraith est professeur d’économie à l’Université de Texas à Austin, chroniqueur économiste, qui a publié un livre dont le titre vaut la démonstration “Created Unequal : The Crisis in American Pay” (1999). James K. Galbraith est le fils du célèbre économiste keynesien John Kenneth Galbraith dont j’ai commenté le remarquable ouvrage “L’Argent”.Galbraith fils dénonce avec brio les moteurs libéraux à l’oeuvre dans la société américaine des années 1970, que pilotera Ronald Reagan : la réduction des impôts, la fin de l’inflation, la libération du marché. Le lecteur non encore abruti par la radio, la télé, sans être avisé spécialement, notera que ces trois moteurs s’expriment dans le TCE (refusé démocratiquement et pourtant imposé), de la BCE (stabilité des prix).Les idéologues avaient pour nom, notamment, Milton Friedman, père du monétarisme (1968, NAIRU), qui très vite se prouvera être une théorie fausse, aussi rapidement abandonnée dans la pratique (sauf par les sectes libérales qui psalmodient encore les mantras) et Hayek. N’oublions pas que le monétarisme martelait l’idée qu’un taux bas de chômage favorisait l’inflation, par la création de tensions salariales sur le marché ! Lutter contre le plein emploi a donc été une oeuvre de politique économique jugée saine, raisonnable par les conservateurs, les réactionnaires, qui sont devenus les ploutocrates.Galbraith réveille le lecteur matraqué par l’idéologie en oeuvre depuis les années 1980, qui est encore forte aux Etats-Unis et copiée en Europe. Le leitmotiv qui a conféré la puissance à cette idéologie est le terme “liberté”. Liberté des marchés, liberté économique, liberté d’échange. Dès lors la liberté de marchander a remplacé celle du travail ; le consommateur a remplacé le travailleur et le citoyen.Pourquoi le droit de propriété a supplanté le droit au travail est une énigme, s’écrie l’auteur.Passant en revue de nombreux secteurs, dont celui de la santé, lequel, étant passé largement au secteur privé, coûte 2% de PNB supplémentaire que s’il était resté intégralement géré dans le secteur public, l’auteur dénonce la calamité de ces gens qui recherchent l’enrichissement en se servant de l’Etat pour leurs propres fins : les prédateurs de l’Etat au service de leurs intérêts personnels.Le modèle inégalitaire des salaires (le low-cost salarial, l’offshoring) est le vecteur principal de l’atonie économique des Etats-Unis (en contre-exemple du modèle scandinave). Des salaires rehaussés (renouer avec le modèle social américain créé par le New Deal), une régulation économique sont des concepts économiques défendus, sans anachronisme, heureusement. Mieux encore, l’auteur assure la promotion de la planification économique, nécessaire non seulement pour redresser l’économie, mais plus encore, pour répondre aux nouveaux défis de la société américaine : nouvelles technologies, le climat, la pollution.Cet ouvrage a manifestement suscité un grand intérêt outre-atlantique. Son sérieux, dans une tonalité académique, contribuera à alimenter la réflexion économique en Europe. J’aurais souhaité plus des démonstrations plus chiffrées ; ce que l’auteur s’est refusé, ayant positionné son ouvrage sur le terrain de la vulgarisation. Mission réussie.

Voir tous les 5 commentaires clients…

Telecharger Ebook Gratuit L’Etat prédateur : Comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire autant | Ebook | 4.5

Leave a Reply