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Marx, ô Marx, pourquoi m'as-tu abandonné ?

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5Marx, un visionnaire qui dans ses conclusions s’est radicalement trompé
Par Latour07
Que les conclusions de Marx soient erronées, pour le profane du marxisme que je suis, était une évidence. Encore fallait-il le démontrer. Que le marxisme dans son apport intellectuel de critique de la société, du temps de l’Histoire, du capitalisme était encore riche de sens, de cela aussi j’étais convaincu.A ces deux ressentis, Bernard Maris apporte lumière, concision, rigueur, pédagogie.Synthétiser l’ouvrage relèverait de la gageure.Le capitalisme est une étape en soi qu’il convient de franchir pour aboutir à une société où les hommes ne désirent plus ce que les autres possèdent. Nous sommes sur le terrain exploité par René Girard du désir mimétique. (Mensonge romantique et vérité romanesque)Il n’existe pas d’économie politique sans propriété privée et sans division du travail. “Décidément, pour que les hommes vivent, l’économie doit mourir” (p.37)Maris rédige une analyse fine de l’argent. “Parce qu’il est médiateur de l’échange, l’argent interdit à l’homme d’être le médiateur de l’homme. (…) L’argent est la perversion générale des individualités. (…) Il est aussi ce ‘Dieu invisible qui rapproche les incompatibles et les oblige à s’embrasser’ [Marx]. Il est le versant noir de la fraternité humaine, la fraternité diabolique, l’union des hommes par la cupidité, le ‘lien de tous les liens’, le lien social total.” En effet, “parce qu’il est médiateur de l’échange, l’argent interdit à l’homme d’être le médiateur de l’homme”. (p.46 à 48)”L’homme de Say qui produit ce qu’il bouffe est un animal. C’est l’homme du libéralisme. Jean-Baptiste Say est le père du libéralisme. Le libéralisme est le monde de la bestialité” et plus loin encore, le monde de la production de l’excrément, du déchet. Marx démontre que la fausseté du raisonnement libéral de Say qui est fondé sur le troc, sur ce solide bon sens que l’on ne saurait produire plus de cercueils que de morts à enterrer, suivant la règle immanente (main invisible) d’un équilibre naturel. Le monde du libéralisme est un monde du troc, anté-capitaliste.”Le tour de passe-passe des économistes libéraux est d’avoir traité le monde réel comme si le troc dominait et l’argent et le temps n’existaient pas. La loi de Say nie la contradiction capital/travail. La loi de Say est aussi celle de la reproduction simple : homme-marchandise-homme” (p.58).Keynes dans la lignée de Marx, ici, expliquera que “l’argent est ce qui brise le troc”. En effet, “il brise la simultanéité et l’équivalence des échanges existant dans le troc, et brise l’équilibre permanent de la société atemporelle du troc. L’argent permet de thésauriser, de temporiser, d’attendre à l’affût de son arme sonnante et trébuchante, de spéculer, de renier des offres, de se retourner, bref, de changer d’avis.” (p.61)Il est fondamental de comprendre que pour Marx, « l’agent est valorisé en travail humain. Ce travail est devenu des marchandises, ces marchandises ont été valorisées à leur tour par les hommes qui les ont consommées car ils en avaient usage et nécessité, un usage de bête de somme à sa mangeoire dans l’étable des marchandises obligatoires de consommation. (…) Valorisé par le travail, l’argent est devenu du capital. Le capital est de l’argent au travail, de l’argent mettant en mouvement des bras et des cerveaux. Ces bras et cerveaux fabriquent des marchandises qui à leur tour sont valorisées et deviennent de l’argent. Elles deviennent valeur d’échange (sommes monétaires échangées). Mais cette valeur d’échange ne serait rien si elle n’était transformée à son tour en valeur d’usage, c’est-à-dire en marchandises utiles et nécessaires aux ouvriers qui ont fait les marchandises. (…)Le capital n’existe jamais sans le travail. L’idée que l’argent puisse `faire des petits comme le poirier fait des poires’ est mensongère, colportée par les banquiers et les économistes : mettez de l’argent dans une bouteille, disait Keynes, placez celle-ci dans votre jardin, revenez un an plus tard et vous serez étonné : les billets n’auront pas copulé pour faire des billets. (…)Le rêve fou d’un capital sans travail (le rêve du capitaliste qui aimerait ne pas payer ses ouvriers, voire produire sans eux (…) est vraiment un rêve. (…) Le rêve fou d’un capital sans travail est celui d’une humanité sans hommes, ou plutôt de capitalistes débarrassés des sous-hommes que sont les prolétaires. » (p.62-64)Bernard Maris nous éclaire sur la compréhension qu’avait Marx de la baisse tendancielle du taux de profit, qui selon lui, était tout aussi importante que celle de la plus-value. Cette loi est en fait une simple conséquence de la concurrence : quand un marché rapporte, de plus en plus de capitalistes s’y investissent. Le taux de profit baisse. L’innovation permet de reculer cette baisse tendancielle, mais inéluctablement, le taux de profit se tend vers zéro. « Dans sa lutte contre la baisse tendancielle, le capitaliste met sous le joug de nouvelles catégories de main d’aeuvre : les femmes après les paysans, les Chinois après les Américains et les Européens. (…)La loi de la concentration du capital est le corollaire de la baisse tendancielle du taux de profit (tendance à l’organisation de monopoles – oligopoles). » (p.80-82). Le moteur de cette concentration est d’après Marx, la cupidité infinie des capitalistes qui les pousse au suicide, jusqu’au point où ils désirent `vendre la corde pour les pendre’.Si la pertinence de l’analyse de Marx s’est économiquement démontrée dans la démesure de la mondialisation par exemple, ses conclusions, inscrites dans le domaine de l’Idéal, sont profondément erronées.« Le communisme commence où l’économie s’arrête, où la question de la rareté est résolue, où la question de la propriété ne se pose plus. Marx dit : `le communisme se situe hors de la sphère de la production matérielle.’. (…) Le communisme naît lorsque la question des besoins est résolue. L’insatisfaction perpétuelle, l’insatiabilité n’existent plus. (…) L’abolition de l’économie passe par l’abolition de la division du travail. Lorsque l’abolition de la division du travail et du travail lui-même est réalisée, les besoins humains sont satisfaits et l’homme est capable de les satisfaire. (…) `De chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins’ [in Critique du programme du Parti ouvrier allemand]. `De chacun selon ses capacités’ est slogan de la nécessité ; `à chacun selon ses besoins’ est un slogan de l’abondance ; le communisme résout la contradiction nécessité/abondance. Alors l’organisation communiste libère les désirs. Le communisme -comme l’idéal chrétien des Evangiles auquel l’armature, le Souffle de vie, Dieu, est nié- est le lieu de résolution des conflits.Marx a construit une philosophie politique à partir d’une analyse fine des ressorts de l’économie, mais en projetant un idéal chrétien, sans Dieu, où l’homme, débarrassé de tout souci, devient finalement un autre que ce qu’il fut toujours. L’homme est devenu un … aliéné.Car enfin, le désir, d’essence mimétique, appartient à la nature humaine.Pour certains, dont les chrétiens, le travail est source de construction de soi. Pour d’autres, être rentier est un état de vie satisfaisant. D’un coup de plume (via l’univers concentrationnaire), Marx efface les ressorts d’action de l’humanité.Marx nous pose de véritables questions sur la quête infinie de consommation qui saisit l’individu, l’enferme dans un collectif sans âme, qui détruit l’humain, la collectivité, l’univers. Reprendre ses analyses aide à se positionner librement face au déterminisme déiste des libéraux qui affirment le diktat de la finance sur la démocratie, la folie d’un « Marché » tout puissant, incritiquable, sur la destruction de notre environnement.

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3Marx avait tout prévu (ou presque) !
Par ayersrock
Vous n’avez jamais osé lire Le Capital ? La critique de l’économie politique vous semble inaccessible ? Marx, pour vous est un métaphysicien incompréhensible, jargonneux et impénétrable ? Alors lisez Bernard Maris !En une centaine de pages il arrive à expliquer clairement les concepts fondamentaux du plus grand économiste de tous les temps. Les notions de valeur-travail, baisse tendancielle des taux de profits, loi de concentration du capital, extorsion de la plus-value , aliénation du prolétaire etc. n’auront plus de secrets pour vous. En plus, les différents chapitres sont composés de courts paragraphes s’enchaînant les uns les autres dans lesquels Maris distille son humour acide contre les capitalistes.Les marxistes, communistes et autres communards pourront arrêter la lecture à la page 100 ! Car si Maris pense que Marx avait parfaitement décrit les lois du capitalisme, qu’il a eu raison sur tout et qu’il avait prévu l’enfer dans lequel allait nous mener le “toujours plus pour gagner plus”, il est bien obligé d’ admettre que le paradis communiste promis par Marx n’est pas arrivé. Que s’est-il passé ?Marx pensait que le capitalisme, en augmentant et en exploitant toujours plus les prolétaires allait creuser lui même sa propre tombe car au terme d’une crise de surproduction insurmontable, les “forces productives” prolétariennes allaient s’insurger, casser la machine et réclamer le retour au communisme primitif et à l’être générique primordial enfin débarrassé de l’aliénation politico-marchande.Mais malheureusement les crises se succèdent et se ressemblent et le Capitalisme repousse irrémédiablement comme la mauvaise herbe. C’est le triste constat que fait Bernard Maris dans les dernières pages. Marx s’est trompé dans ses conclusions et c’est là où il nous abandonne à notre propre sort…Alors que faire? Comment remplacer l’agonie dans laquelle nous sommes et envisager un avenir un peu plus radieux ?Malheureusement, (et c’est la raison pour laquelle je mets 3 étoiles) Bernard Maris n’en souffle mot. Même pas le début d’un tentative de projet alternatif. Rien. Le socialisme est mort, selon lui et il faut faire avec. Point final ! Le Capitalisme détruira tout, finira par bétonner la dernière plage, remplacer les dernières forêts par des espaces verts, transformer les montagnes en pistes de ski, abrutir les derniers consommateurs à coup d’Iphone 6 ou de Disneyland. Et nous, nous regarderons faire. Sinistre projet.Pour les non-résignés, ceux qui croient encore au retour possible du vrai communisme ( à ne pas confondre avec le capitalisme d’Etat bolchevique), pourront lire avec profit l’excellent livre de Francis Cousin “L’être contre l’avoir”. D’autres pourront se tourner vers Serge Latouche et son “Survivre au Progrès” ou même vers Jacques Ellul et sa critique du totalitarisme technicien. Lire des livres et informer, c’est le dernier bastion, tout ce qui nous reste avant la lutte finale…

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3Synthèse très bas de gamme de la pensée marxiste
Par D. Texier
Cette version à destination du grand public de la pensée de Karl Marx reste d’un faible niveau par rapport à ce que Maris a pu produire en terme de livres grand public à contenu économique (je pense en particulier aux 2 tomes de son Anti-manuel d’économie). Et par-dessus tout, cette manière de vouloir acoquiner la pensée marxiste avec le message chrétien est tout à fait contre-nature : Marx vilipendait les penseurs socialistes qui avaient tenté d’unir la critique du capitalisme avec la charité chrétienne (je pense en particulier à Huet, Colins ou Leroux). Il prétendait au contraire exposer une conception scientifique du socialisme, destinée à prouver que l’avènement de la société communiste était inéluctable, du fait même de la contradiction inhérente au capitalisme. De fait, tous les rappels de passages bibliques présents dans ce livre, et jusque dans son titre, qui évoque la supposée dernière parole du Christ (“Père, ô Père, pourquoi m’as-tu abandonné ?”) apparaissent comme totalement hors de propos dans un exposé sur la marxisme. L’auteur aurait pu aussi bien donner à ce livre le titre : “Le marxisme pour les Nuls”, ce qui aurait été préférable, de même qu’il aurait pu en retirer toutes les évocations chrétiennes. A cela s’ajoute l’affirmation très discutable selon laquelle “économiquement, tout ce qu’avait prévu Marx s’est réalisé” (p. 108). Peut-on en effet mettre sur le même plan la prophétie marxienne d’une prolétarisation généralisée de la société (qui n’a aucune réalité aujourd’hui, alors même qu’on en vient à se lamenter (!) sur la disparition de la classe ouvrière en France), et “la violence et l’abrutissement des banlieues, scandés par les sonneries des téléphones portables et les sirènes des voitures de police” (p. 110), qui sont certes désagréables mais n’ont pas grand chose à voir avec le tableau sinistre du capitalisme que nous dresse Marx dans “Le Capital”, caractérisé par un processus d’exploitation de la masse laborieuse ? Maris semble manquer de lucidité et de clairvoyance dans son analyse de la société actuelle et de l’économie mondiale, lorsqu’il prétend corroborer les analyses et prophéties que faisait Marx à l’ère de la société industrielle européenne de son temps. On peut au contraire considérer que la condition des travailleurs s’est globalement améliorée, grâce aux conquêtes ouvrières et aux bienfaits de la social-démocratie, quand bien même le mécanisme de l’exploitation capitaliste par l’extorsion du sur-travail serait encore à l’oeuvre. L’auteur est donc malvenu de se moquer des “quelques puceaux branloteurs de l’Ecole normale, Balibar, Establet, Macheret et Rancière” (p. 18), auteurs d’un fameux (mais assez rébarbatif, il est vrai) “Lire Le Capital”, car il aurait gagné à faire preuve d’autant de rigueur intellectuelle que ces derniers dans l’écriture de son livre ! Je mets 3 étoiles, en hommage au disparu du 8 janvier 2015, mais ça n’en mériterait, selon moi, que 2.

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