Telecharger Ebook Gratuit Opération banlieues

Opération banlieues

Telecharger Ebook Gratuit Opération banlieues

Opération banlieues Commentaires clients:

Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile.
3Une enquête journalistique incomplète
Par Stéphane MANTOUX
Dans Opérations Banlieues, Hacène Belmessous, journaliste et chercheur indépendant, analyse la politique sécuritaire du gouvernement à l’égard des “banlieues”, une construction politique.Le spectre des sources est assez large : entretiens avec des responsables administratifs, policiers, militaires ; observations de centres d’entraînement de la police et de la gendarmerie ; rapports ; articles de presses ; sites et blogs Internet. Malheureusement ces sources ne sont pas récapitulées brièvement en fin d’ouvrage, et c’est fort dommage. L’hypothèse de l’auteur, plusieurs fois répétée au fil du texte, est que les reconfigurations urbaines des cités patronnées par la police renvoient peut-être à d’autres logiques que celles de l’aménagement urbain.Le livre commence sur un scénario fictif d’émeute généralisée, violente, dans les cités, à l’image de ce qui s’était passé en 2005, mais cette fois avec morts de membres des forces de l’ordre. Il analyse ensuite le rôle de l’armée, de la police et de la gendarmerie. L’hypothèse de l’intervention de l’armée dans les banlieues se développe dans les années 90, au moment de la fin de la guerre froide, de la guerre conventionnelle et de la multiplication des affrontements urbains. L’enjeu de “sécurité intérieure” apparaît ensuite à côté de la défense nationale, ce qui n’est pas sans provoquer des critiques de l’état-major contre la désignation “d’ennemis de l’intérieur” vus aussi comme politiques. La gendarmerie, quant elle, est rattachée au ministère de l’Intérieur depuis le 3 août 2009 : elle est chargée du maintien de l’ordre dans l’espace public. Certains officiers refusent l’arrivée de nouvelles techniques pour le maintien de l’ordre et l’amalgame supposé, de fait, avec la police. La police, justement, joue un rôle central dans la politique sécuritaire avec la lutte contre le terrorisme (en particulier depuis les attentats du 11 septembre 2001), dans la coordination avec la gendarmerie mais aussi l’emploi de matériel militaire. Elle n’est donc plus seulement régulatrice de l’espace public. Deux acteurs en particulier sont de plus en plus sollicités depuis les émeutes de 2005 : la gendarmerie mobile et l’armée de terre. Des conseillers de Tsahal seraient même venus épauler les Français à ce moment-là (en plus des matériels proposés, dont certains, comme les canons à sons, ont suscité un tollé).Hacène Belmessous évoque également la rénovation des quartiers défavorisés : selon lui, elle répond à un modèle d’organisation policier, dans une sorte de nouveau modèle haussmannien. Il pointe en ce sens la loi de d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine de 2003 et l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine. Pour lui, la vidéosurveillance, mise à l’honneur par l’Etat, n’a toujours pas fait ses preuves comme facteur de réduction de la délinquance. Certaines villes sont en pointe de cette nouvelle politique sécuritaire : Nice, avec Christian Estrosi (vidéosurveillance à outrance), ou Meaux, fief de Jean-François Coppé (destruction de logements sociaux). Le Plan Espoir Banlieue est décortiquée dans un chapitre qui montre comme le gouvernement finance les associations qui veulent bien accepter le programme, reléguant du coup certaines populations hors du marché du travail.L’ouvrage, très polémique, souffre de plusieurs failles : absence de bibliographie récapitulative, on l’a dit ; manque de profondeur du propos (histoire des banlieues, ambiance de “complot” liée aux documents “secrets” dont sont tirés les informations) ; et un grand absent, les habitants des banlieues eux-mêmes, qui ne sont pas interrogés par Hacène Belmessous. Celui-ci n’établit pas de lien entre l’exclusion générée par la politique sécuritaire et les principes républicains auxquels celle-ci se réfère. Pour lui, le facteur déclenchant de l’intervention de l’armée dans les banlieues sera la mort de policiers. Son but est bien, de fait, de discuter la politique des banlieues dans son ensemble, et non sous l’angle uniquement sécuritaire.

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile.
1Nullissime
Par Gabriel
Cet ouvrage n’est ni fait, ni à faire. L’auteur ne connaît de toute évidence rien à la police, rien à la gendarmerie et rien à l’armée, ce qui, compte tenu du sujet de son livre, est quand même gênant. Il se contente d’aligner les poncifs et de reprendre les paroles des acteurs qu’il interroge sans jamais remettre celles-ci en question ou en perspective. Les erreurs due à une méconnaissance crasse du sujet sont légions. Et je ne parle même pas de l’ambiance générale du bouquin, qui démontre surtout une tendance de l’auteur à la paranoïa qui lui fait perdre le peu de crédibilité qui lui restait.Bref, n’achetez surtout pas ce livre. Soit vous n’y apprendrez rien, soit vous y apprendrez des bêtises.

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile.
2Bonne observation mais analyse angélique, manipulé par les Gendarmes…
Par Limousin
C’est une bonne observation de la réalité. Mais, ces renseignements pris au côté des Gendarmes sont éloignés de la base. Il n’a pas su prendre en comptes les nombreuses velléités entre gendarmerie et police. Donc les questions du type, “Monsieur le Gendarme, que pensez-vous des méthodes policières ?” et vise et versa sont non productives car les réponses sont empreintes de jalousie et de crainte de se faire fagociter par l’autre direction (DGPN ou DGGN) lors de la création de la Direction de la Sécurité Intérieure.En effet, comment les gendarmes peuvent-ils expliquer à des policiers comment gérer des émeutes de cité alors qu’ils travaillent presque exclusivement en zone “campagne”. Certes leurs méthodes sont tout à leur honneur, mais ils parlent de choses qu’ils ne pratiquent pas, ou pas quotidiennement, et rarement en sous-nombre, sans hiérarchie, sans matériel, ce qui est est le quotidien policier …Le points positifs sont le nombre des intervenants rencontrés qui témoigne d’un travail colossal, la diversité des interlocuteurs civils et politiques.Pour résumer, c’est un peu comme du “Le Pen”, les questions sont bonnes, mais la réponse présenté est trop orienté, d’un parti pris non digne d’un journaliste.

Voir tous les 4 commentaires clients…

Telecharger Ebook Gratuit Opération banlieues | Ebook | 4.5

Leave a Reply