Telecharger Ebook Gratuit Qu’ils s’en aillent tous !

Qu'ils s'en aillent tous !

Telecharger Ebook Gratuit Qu’ils s’en aillent tous !

Qu’ils s’en aillent tous ! Commentaires clients:

Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

63 internautes sur 78 ont trouvé ce commentaire utile.
5Un souffle d’air frais
Par François Schreuer
Les amis de Jean-Luc Mélenchon retrouveront dans ce livre la verve sans pareille du tribun républicain, la lucidité, rare au sein du monde politique, sur l’ampleur des désastres face auxquels nous nous trouvons : désastre social, désastre écologique, désastre démocratique aussi. Ses adversaires pourront peut-être mesurer, en lisant cet ouvrage, que la réplique qu’ils ont à servir à Mélenchon devra porter sur des aspects nettement plus fondamentaux que les critiques superficielles qui lui sont aujourd’hui formulées. Au-delà des rugosités du personnage, il y a longtemps en effet que la gauche européenne n’avait plus produit une proposition aussi forte d’alternative au système en place que celle que le Front de gauche et sa figure de proue s’emploient à construire – s’appuyant en particulier sur l’exemple des «révolutions citoyennes» sud-américaines, dont le titre du livre est inspiré.Sur le fond, Mélenchon semble avoir, avec ce livre franchi un cap dans la radicalité de son propos. C’est en particulier le cas sur la question européenne. Le fédéraliste européen d’hier tire – à vif regret – le constat du désastre démocratique absolu que constitue le processus d’intégration européenne dans la voie – «autoritaire» – qu’il suit aujourd’hui.Ce livre est aussi marqué par le souci de se rendre accessible à tous : le livre ne fait qu’un grosse centaine de pages, des notes de bas de page donnent de brève notice permettant à chacun de situer les auteurs cités, et contrairement à d’autres de ses écrits (et notamment à son très célèbre blog), les phrases, ici, ne sont pas inutilement ampoulées, on peut même dire que la langue utilisée est marquée par une certain concision, par une économie de moyens surprenante.

50 internautes sur 62 ont trouvé ce commentaire utile.
4Un livre de combat contre la résignation et pour refonder démocratiquement la France
Par KRIK
Avant d’en venir à l’ouvrage qui nous intéresse, permettez-moi quelques considérations liminaires me semblant justement introduire la démarche de Jean-Luc Mélenchon.En créant le Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon a enfin pris acte qu’être socialiste au sein du parti du même nom était impossible. Voilà au moins un acteur politique qui semble fidèle à ses convictions et ose quitter le navire avant d’accepter trop de compromissions, lesquelles sont le quotidien de la majorité de ses ex-compagnons d’aventure. Bien lui en a pris.Il faut en effet considérer le glissement progressif (si je puis dire !) de tous les partis politiques vers la droite. Jamais la droite n’a été si à droite, et le PS est maintenant de fait le grand parti centriste en France. Le programme commun de 1981 entre PS et PCF, n’était-il pas au moins aussi à gauche que ne l’est le NPA aujourd’hui ? Même si les commentateurs politiques ne parviennent pas à voir cette réalité, il convient de prendre acte de cette évolution. D’ailleurs, dans le monde entier, Sarkozy est considéré comme un représentant de l’extrême droite !Alors, aujourd’hui, en France, en ces temps mauvais, être simplement de gauche, fidèle à ses convictions, est considéré comme extrême ! Et il est cocasse que l’on place le NPA à l’extrême gauche alors que ce parti n’est pas plus à gauche que l’UMP actuelle n’est à droite.Cet ouvrage n’est « ni un manifeste ni un programme » (p19) mais un cadre de réflexion, un « croquis » (p19) « pour pouvoir débattre » « et donner envie » (p20). Car l’objectif de Jean-Luc Mélenchon en écrivant ce livre est de « faire partager un optimisme et un enthousiasme » (p19). « Je prends volontairement mes désirs pour des réalités. Ça leur donne de la force de contagion » ajoute-t-il (p20).Le livre s’articule autour de cinq chapitres : la Refondation républicaine ; l’autre partage des richesses ; sortir du traité de Lisbonne ; la planification écologique ; faire une autre paix.Le premier chapitre présente le cadre dans lequel s’inscrit la démarche de Mélenchon : une vraie démocratie, donc représentante de la volonté du peuple éclairé et visant à privilégier l’intérêt général.Car, au-delà du titre un brin populiste, il convient de porter attention au sous-titre, lequel en est un complément indispensable : “Vite, la révolution citoyenne”. Mélenchon écrit que cet adjectif “citoyenne” « indique à la fois le moyen et la finalité de cette action. » (p15) Rien à voir donc avec le “grand soir” ! Et la lutte armée qui l’accompagne.Afin de refonder le pays, il prône une Constituante. Il met l’accent sur la nécessaire implication des citoyens, puisqu’« on ne change pas en profondeur un pays, de façon démocratique, si le peuple est aux abonnés absents. » (p26) Il faut donc que nous soyons chacun « citoyens d’une nation » et non simplement « occupants d’un territoire » (p29), et lutter contre la résignation, car aujourd’hui : « les nantis se rassurent, les blasés se résignent : la vie continue. » (p32)Alors que nous avons été dépossédés (parfois avec notre accord implicite puisqu’il est plus facile de s’en remettre à autrui) et que domine la défense des intérêts particuliers, Mélenchon nous invite collectivement à « identifier » « l’intérêt général dans tous les domaines » et à « le mettre en œuvre. » (p24)Pour redevenir un citoyen à part entière, il faut « être capable d’énoncer non ce qui est bon pour soi mais ce qui est bon pour tous. Pour cela il faut pouvoir “prendre de la distance”. Avec son intérêt personnel et ses préjugés. Cela s’apprend. » (p35) dans le passage du deuxième chapitre sur le rôle de l’école dont la « vocation est d’éveiller la liberté de l’esprit. » (p36)Ce premier chapitre présente clairement dans quelle démarche s’inscrit Mélenchon ; c’est pourquoi je m’y suis attardé. Je passerai plus rapidement sur la suite de l’ouvrage.Le deuxième chapitre se penche sur la répartition des richesses. Mélenchon présente « le partage des richesses » comme « point de départ » de la « révolution citoyenne », car pour que chacun puisse devenir citoyen, il faut que chacun puisse vivre dignement. (p54) Et il convient à mon avis de porter une attention toute particulière à ce qu’il écrit page 55 : « plus il y a de pauvres visibles, plus on a peur de le devenir. Et moins on se bat de peur de perdre ce que l’on a. Moins on se bat, plus la déréglementation avance et plus il y a de nouveaux pauvres. »Afin de lutter contre les indécents écarts de richesse, il conviendrait notamment d’augmenter la part de la valeur ajoutée revenant au travail (p51), de taxer les revenus du capital au même niveau que ceux du travail (18 % contre 42 % actuellement selon lui) (p53), d’instaurer un revenu maximum (p67).Faisant dans le troisième chapitre le constat désabusé de la tournure qu’a prise l’Europe, passant de pratiques antidémocratiques et inefficaces à une « pente totalitaire » (p84), et « impos[ant] par tous les moyens le libéralisme, surtout là où les gens n’en voulaient pas » (p86), Mélenchon renonce au projet d’Europe fédérale dont il avait rêvé.Il prône l'”opt-out” pour ne pas appliquer les règles non-conformes à nos idéaux, et le référendum pour récuser les engagements contraires aux intérêts de la France, notamment ceux inscrits dans le traité de Lisbonne. (p87)J’ai été agréablement surpris de trouver dans cet ouvrage un chapitre consacré à « la planification écologique », ou comment faire en sorte que la planète reste vivable. C’est le plus grand défi auquel nous sommes confrontés.La planification écologique, « c’est décider qu’on va passer d’un modèle de production et d’échange à un autre d’une façon maîtrisée. C’est-à-dire avec des discussions pour évaluer les besoins. De la programmation pour remettre en mouvement les moyens. Des décisions démocratiques pour assumer les conséquences collectives. » (p102) Parce que « ce qui n’est pas planifié est abandonné à la main invisible du marché et aux normes libérales. » (p103)Cependant, si la logique est énoncée, et que Mélenchon stigmatise « les charlatans du capitalisme vert » (p92), le contenu de cette planification écologique est très peu expliqué : la relocalisation (à l’opposé du libre-échange) et les transports en commun notamment, et une esquisse de réflexion sur la consommation (consommer moins pour sauvegarder l’humanité, ou consommer moins pour vivre mieux ? Les deux ? On ne sait pas).La planification écologique, qu’est-ce ? C’est (entre autres points) :- mettre en œuvre les mesures permettant de réduire fortement notre dépendance aux ressources fossiles (énergétiques mais pas seulement). Pour deux raisons : limiter les modifications climatiques, et réduire l’impact sur nos vies de l’augmentation des prix de ces ressources du fait de leur raréfaction ;- anticiper les conséquences des désormais inévitables modifications climatiques et de la raréfaction des ressources.Et toutes ces mesures doivent s’articuler avec la question sociale.Ensuite, le mot productivisme n’est présent qu’une seule fois me semble-t-il (p93). Il est alors associé au capitalisme. Mais la maladie du productivisme dont souffre le monde, aussi bien socialement qu’écologiquement, est ce qui est le mieux partagé entre les différentes tendances politiques ; le PCF, compagnon d’aventure du PG au sein du Front de gauche, est encore foncièrement productiviste ! On peine alors à voir comment le PG pourrait mettre en œuvre les propositions avancées ici par Mélenchon. Et ce d’autant plus que Les Verts, tout en s’éloignant de la gauche, se sont fondus dans un agglomérat qui est à l’écologie politique ce que le PS est à la gauche.Il serait périlleux de tenter de résumer ici les prises de position de Mélenchon dans le dernier chapitre sur la paix, puisque de nombreux aspects sont abordés.Alors que « le système » « assiste, halluciné, à sa propre dynamique de destruction de l’écosystème humain », et que « les gouvernements y deviennent des agences de spectacle politique » (p138), Mélenchon fait des propositions politiques au meilleur sens du terme, il expose des analyses succinctes certes, parce que ce n’est pas l’objectif de ce livre, mais justes et cohérentes.Cet ouvrage exprime clairement les idées qu’il développe et s’avère vivifiant. Son auteur a donc réussi son pari.Finalement, outre défendre des idées dont devrait se revendiquer tout citoyen se disant de gauche, Jean-Luc Mélenchon ne se situe-t-il pas dans le cadre de l’héritage du Conseil national de la Résistance ? C’est nécessaire, mais est-ce suffisant ?(Krik, amazon.fr, 13/11/10)

1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.
4Bien sûr il à raison…
Par Hector le Lector
…on pourrait rêver que tous ces crabichons s’en aillent au diable mais tant d’autres, aux dents tout aussi longues, sauteraient sur la place.Désespérante. Cette race humaine est désespérante.Ah ! Qu’ils s’en aillent tous, ces immondes bipèdes.Signé : Un hérisson estropié sur un bord d’autoroute inutile.

Voir tous les 50 commentaires clients…

Telecharger Ebook Gratuit Qu’ils s’en aillent tous ! | Ebook | 4.5

Leave a Reply