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Revenir au capitalisme, pour éviter les crises

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Revenir au capitalisme, pour éviter les crises Commentaires clients:

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1Une vaine nostalgie…
Par Primumveritas
Pascal Salin dans “Revenir au capitalisme” fait quelque chose d’assez rare dans la pensée moderne : il propose un retour en arrière. Cela fait certainement de lui un penseur courageux, à défaut d’un penseur lucide. L’auteur a la nostalgie du vrai capitalisme, celui de nos grands-parents (je suis quinquagénaire, calculez donc). De quel capitalisme s’agit-il donc ? De celui qui refuse l’hédonisme et la satisfaction immédiate ; de celui qui aime l’épargne et la parcimonie ; de celui qui ne jure que par l’effort et le travail honnêtes ; de celui qui va jusqu’à l’esprit de sacrifice lui-même. Finie donc la consommation à tout crin, hic et nunc ! Tout comme il existe un authentique amour du loup pour l’agneau selon la formule amusante de Socrate dans le Phèdre, il existe un héroïsme libéral, et Pascal Salin est convaincu que si le capitalisme pouvait retrouver ses racines écossaises et puritaines (l’idée des racines écossaises et puritaines est de moi, attention !), notre monde irait beaucoup mieux, et la crise (due entièrement à un excès de réglementation) ne serait plus qu’un mauvais souvenir.C’est ici que la lecture de Jean-claude Michéa s’avère indispensable, notamment de son meilleur livre (à mon humble avis), “L’Empire du moindre mal”. Je reconnais que la façon d’écrire de Michéa est disons assez brouillonne et que ces analyses gagneraient à être étoffées, mais c’est un philosophe qui a l’immense et rare avantage de la clarté et qui dit des vérités que l’on ne trouve pas ailleurs. Ainsi, en un paragraphe bien enlevé, Michéa nous explique indirectement pourquoi le rêve de Pascal Salin relève de l’utopie : le capitalisme a détruit les vertus mêmes sur lesquelles il s’est appuyé pour prendre son essor. Autrement dit, si le capitalisme a pu avoir un tel succès pendant presque deux siècles, c’est tout simplement parce qu’il a sucé jusqu’à la moelle les forces vitales de l’Ancien Régime et profité jusqu’à la dernière goutte de ses vertus, tout en ne cessant de le dénigrer et de s’ingénier à le détruire.On nous rétorquera avec hauteur que Hayek a humanisé le libéralisme et qu’avec l’école autrichienne l’existence des traditions et des vertus traditionnelles est (re)devenue acceptable. Hélas, il est trop tard, car le libéralisme et son individualisme forcené ont déjà complètement empoisonné le corps social. D’ailleurs, il est plus que douteux que l’on puisse faire coexister le marché, la sphère de tout ce qui a un prix, avec la sphère de l’Essentiel, c’est-à-dire la sphère de tout ce qui a de la Valeur, surtout lorsqu’on donne la primauté absolue à la première de ces sphères. En vérité, ces deux sphères sont antagonistes, mais cela échappe évidemment aux libéraux pour qui tout est fondamentalement neutre. Ne nous laissons pas berner par les chants de sirène venus de Vienne : Hayek n’a jamais dit quelles traditions ni quels principes moraux devaient être préservés. Il n’a fait qu’expliquer leur genèse “spontanée” et la façon dont ils fonctionnent, et mis en garde contre leur mise au rancart au profit d’une réorganisation de la société selon des principes purement rationnels.Pour le dire simplement, ce n’est pas les contrats qui permettent à la société de conserver sa solidité, c’est plutôt à la solidité de la société, à son intégrité morale, que l’on doit le respect des contrats. Or les libéraux n’ont jamais été capables de proposer la moindre moralité digne de ce nom, en dehors de l’idée que l’on ne doit pas obliger les autres à faire les mêmes choix que soi. Herbert Lawrence donne une réponse magistrale au libéralisme soi-disant conservateur de Hayek et Consorts dans “L’Amant de Lady Chatterley”. Le mari de l’héroïne, Clifford Chatterley, lui dit que “les gens peuvent être ce qu’ils veulent, ressentir ce qu’ils veulent et faire ce qu’ils veulent, d’un point de vue strictement privé, tant qu’ils conservent intacts la forme de la vie et son appareil”. A quoi sa charmante et perspicace épouse répond : “C’est comme si vous disiez que des oeufs peuvent être aussi pourris que ça leur plaît, pourvu qu’ils conservent leur coquille intacte. Or les oeufs pourris finissent toujours par se casser.” Tout est dit, ite missa est !Une question que je me suis longtemps posé après avoir lu “Revenir au capitalisme” est : qui donc va acheter les masses de produits qui sortiront par divisions entières des usines si tout le monde revient à la sobriété de fourmi de nos ancêtres ? La réponse est venue récemment de l’auteur lui-même, qui a déclaré sur radio Courtoisie que “toute production engendre automatiquement sa demande”. Que je suis donc bête de ne point y avoir songé plus tôt !

27 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile.
5Excellent livre d’économie
Par Unger
Le livre de Salin est excellent. Le commentaire de Latour est mensonger, et de toute évidence il n’a pas lu le livre. Il parle en idéologue borné, anti-libéral.L’approche de Salin est celle d’un scientifique, économiste, qui met ses théories à l’épreuve des FAITS. La théorie qui permet le mieux d’expliquer la mise en place des crises est la théorie autrichienne des cycles. Mais pour comprendre cela, il faut lire le livre.Recommandé pour tous ceux que la réalité intéresse. La principale cause de la crise est la politique monétaire totalement inflationniste qui a permis une création monétaire sans précédent dans l’histoire, tout en garantissant les banques contre les faillites. Toutes les conditions étaient réunies pour favoriser l’irresponsabilité, et les prises de risques excessives. Ce qu’un capitalisme “normal” n’aurait jamais rendu possible : l’autorégulation par la faillite est l’essence du capitalisme, basé sur le respect des droits légitimes de propriété. Jamais un dirigeant propriétaire de ses fonds – donc responsable – n’aurait pris les risques qu’ont pris les salariés aux commandes de grandes banques dont l’actionnariat est très dispersé.

24 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile.
3Une bouffée d’oxygène libérale
Par LECOINTE
Chacun pense ce qu’il veut de Pascal Salin et du contenu de ses ouvrages. Pour ma part, l’ayant lu avec un grand intérêt, même si je ne partage pas toutes ses analyses, je dois lui reconnaitre le mérite d’exister et de proposer une analyse différente du matraquage keynesien insupportable dont nous abreuvent les médias et les politiques depuis toutes ces années, et que l’on devrait avaler sans broncher comme la seule vérité universelle.Pascal Salin nous propose dans cet ouvrage une analyse de la crise complètement à contre courant de ce que l’on peut lire et entendre à longueur de temps, et propose des solutions pour le moins iconoclastes, qui pourraient choquer les bonnes âmes keynésiennes.J’ai fait mes études d’économie dans un bastion keynésiano-marxiste (Bordeaux 4 pour ne pas la nommer) et la lecture du livre de Pascal Salin représente pour moi une bouffée d’oxygène dans la puanteur étouffante de la pensée unique.Merci Professeur Salin pour ce petit voyage au pays de la liberté et de la responsabilité !

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