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57 internautes sur 59 ont trouvé ce commentaire utile.
5Un Stalingrad qui ne ressemble pas aux autres ! !
Par Andrea Voller
Ce Stalingrad replace le combat au bord de la Volga dans le cadre stratégique de la grande offensive allemande de l’été 1942. Il montre, notamment, qu’on ne peut comprendre la bataille que si on la relie à l’offensive dans le Caucase. Le livre recèle d’informations nouvelles sur l’étrange opération Kreml (manoeuvre d’intoxication de Hitler), la détresse logistique des Allemands, la quasi dissolution de l’Armée rouge après les défaites du printemps. Il remet en cause les idées toutes faites sur les chances de percée du maréchal Paulus, sur le problème pétrolier du Reich, l’état réel de l’économie soviétique, etc. A mon avis, le point le plus fort concerne l’analyse technique et psychologique du combat en milieu urbain. C’est passionnant. L’ouvrage est plus froid que celui de Anthony Beevor, il est aussi plus intelligent, plus large de vues, mieux documenté. Je le recommande absolument.

56 internautes sur 60 ont trouvé ce commentaire utile.
5La référence
Par De Andolenko
Probablement le meilleur ouvrage sur cette bataille invraisemblable et atroce, devenue un mythe (Stalingrad ou la “capitale de la Seconde Guerre mondiale”). Bien meilleur que l’ouvrage de Antony Beevor, tombé dans le travers de l’organisation thématique au détriment de la vue d’ensemble, qui ne permet jamais de comprendre le déroulement des opérations. Jean Lopez écrit dans un style agréable, précis, concis et détaillé à la fois, à la limite de l’érudition. Les opérations sont détaillées jour après jour lors des moments cruciaux de l’affrontement. L’ouvrage reprend les derniers éléments de la recherche sur la guerre à l’est, théâtre principal du second conflit mondial en Europe.Depuis que l’ampleur et les pertes de la bataille des Champs catalauniques ont été sérieusement revus à la baisse, la bataille de Stalingrad, la “mère de toutes les batailles”, est devenue la plus grande et la plus féroce de l’histoire de l’humanité, devant celle de Moscou un an plus tôt. Au fil des rotations d’effectifs, c’est plus d’un million d’hommes de chaque côté qui s’y sont affrontés. Une Armée rouge affaiblie doit y affronter, sous les bombardements massifs de la Luftwaffe, à un contre deux, le plus efficace, le mieux armé, le plus important, bref le meilleur des corps d’armées de l’Allemagne nazie, la 6ième armée de Paulus. Lors des combats urbains, l’armée allemande y a consommé chaque jour un million de balles, 25.000 obus de mortiers, 22.000 obus d’artillerie et 6000 roquettes (soit de 110.000 à 170.000 tonnes de munitions consommées par mois). L’envahisseur allemand y a déversé en moyenne 100 mines, obus et bombes par mètre carré de terre. Les pertes atteignent 2 millions pour les deux camps dont près d’un million de tués, sans compter 100.000 victimes civiles russes. Stalingrad, c’est deux fois Verdun (six mois de combat contre trois mois pour Verdun, 912.000 tués au total contre 490.000 pour Verdun). Mais note Jean Lopez: ” A la différence des unités de Pétain qui passaient quelques semaines dans l’enfer de Verdun avant de repartir pour des secteurs plus calmes, les divisions rouges entraient dans Stalingrad pour n’en plus ressortir”. La bataille se déroule en trois périodes. De fin juillet 1942 au 14 septembre, la conquête du glacis de Stalingrad par la Wehrmacht, du 14 septembre au 14 novembre l’assaut contre la ville et du 19 novembre au 2 février 1943 l’anéantissement de la 6ième Armée.La phase urbaine des combats démarre le 14 septembre. Tchouïkov doit se battre dos au fleuve. Il dispose initialement de 60.000 hommes épuisés, 60 chars et 400 canons (il recevra par la suite 100.000 hommes de renfort jusqu’au 1er novembre). En face, Paulus engage 150.000 hommes d’excellentes troupes, 1000 chars, plus de 1000 canons et lance-roquettes multiples. Il peut se repose sur 135.000 hommes gardant ses flancs et est soutenu par la plus puissante des Fliegerkorps de la Luftwaffe, qui a la maîtrise absolue du ciel (lors de l’assaut du 14 octobre la Luftwaffe assure 1000 sorties de bombardement sur un espace rectangulaire de 5000 mètres sur 1500!). Jean Lopez donne à Tchouïkov une chance sur cent de sauver Stalingrad. L’état-major de Paulus fixe à quatre jours maximum le délai pour prendre une ville qui s’étend sur 40 kilomètres le long de la Volga mais fait à peine 6 kilomètres de large. La bataille urbaine va pourtant durer 69 jours et 69 nuits et se solde par un échec pour Paulus. Elle va croître en intensité jusqu’en octobre, où les Allemands lancent leurs dernières réserves. Tout ce que le Reich compte de troupes et de blindés disponibles prend la route de Stalingrad. Aucun camp ne fait de prisonniers. Des centaines d’immeubles d’habitation sont transformés en forteresses avec l’aide des ouvriers des usines. La gare centrale change 15 fois de mains du 14 au 19 septembre. Le 14 octobre, il faut aux Allemands engager pas moins de cinq divisions d’infanterie pour s’emparer de la seule « usine des tracteurs », qui sera reprise par les Russes en novembre. Il faut à Paulus deux divisions pendant une semaine de combats ininterrompus pour s’emparer simplement du silo à grains de Stalingrad. L’espérance de vie d’un soldat russe nouvellement arrivé dans la ville chute à moins de vingt-quatre heures. Les unités soviétiques sont détruites si rapidement qu’il semble n’en rien rester au bout de quelques jours. L’intensité des déflagrations est telle qu’il est courant que les bataillons soviétiques perdent la moitié de leur effectif simplement en allant relever une unité. Les soldats russes se battent dans un demi-sommeil. Ils dorment rarement plus de trois heures d’affilée et quand ils sont à cours de munitions ils se battent au corps à corps. S’y révèlent des chefs de guerre d’une qualité exceptionnelle: Tchouïkov, le “taureau de la Volga” dont Jean Lopez pense qu’il aimait la guerre, Eremenko, Rodimtsev et son incroyable 13ième division de la Garde (dont tous les soldats ont moins de 25 ans) qui casse net la déferlante allemande du 14 septembre (la 13ième Garde perd 80% de ses effectifs en trois jours de combat). Jean Lopez aborde la question de l’invraisemblable résistance de l’infanterie russe à Stalingrad, citant l’historien Richard Overy “Comment l’Armée rouge a survécu à Stalingrad défie l’explication militaire”. Il tente d’y apporter des réponses.Le 22 novembre, le corps d’armées de Paulus est encerclé avec 280.000 hommes (22 divisions). Le 2 février 1943, il capitule avec 90.000 survivants. Le caractère de fin du monde de cette bataille inouïe vient de ce qu’elle se transforme très vite en un choc frontal et tectonique entre deux nations plus qu’entre deux armées. La Wehrmacht et les armées des pays satellites perdent en six mois de combat 760.000 hommes (l’équivalent de 50 divisions) dont 100.000 tués dans la phase finale, du 10 janvier à la capitulation (la Wehrmacht perd 1,3 millions d’hommes pour la seule 1942 sur le front russe). L’Armée rouge compte 478.000 tués et 651.000 blessés et mutilés, soit plus d’1 million de victimes.Jean Lopez note les progrès soviétiques dans la conduite de la guerre :” Ils ont dominé la Wehrmacht dans tous les compartiments du jeu: planification remarquable, excellent choix du lieu et du moment de la percée, bonne anticipation des réactions adverses, vision stratégique incontestable, le tout sans bénéficier d’une grande supériorité quantitative et encore moins qualitative”. Enfin, il replace cette bataille de titans dans un cadre plus global.

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile.
5Synthèse précise, documentée, exhaustive, large : LA référence !
Par Seb G
Après sa très bonne synthèse sur Koursk, Jean LOPEZ nous gratifie avec « Stalingrad, la Bataille au bord du gouffre » d’une analyse pertinente et complète de cet affrontement titanesque au bord de la Volga.Au-delà du récit chronologique, Jean LOPEZ propose ici une analyse détaillée du contexte, de la nature même du combat urbain. Il démontre clairement que Stalingrad est la conséquence d’une dérive dans l’exécution des plans allemands pour l’été 1942 et d’une absence de constance dans les choix de la Wehrmacht et de Hitler.Quand elles arrivent dans la banlieue de Stalingrad, les unités allemandes sont déjà usées par les terribles combats menés par l’Armée Rouge qui contrairement à une légende tenace avait reçu l’ordre de Staline de tenir le terrain coûte que coûte et de récupérer toute parcelle du territoire perdu.A plusieurs reprises, les forces soviétiques à Stalingrad sont proches de l’effondrement tant physique que moral.Les erreurs de Staline sont criantes que ce soit au début de la campagne d’été allemande qu’à l’exploitation inachevée de la victoire soviétique.Ce livre est donc la référence francophone sur Stalingrad.

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