Telecharger Ebook Gratuit Terre-Patrie

Terre-Patrie

Telecharger Ebook Gratuit Terre-Patrie

Terre-Patrie Commentaires clients:

Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.
1Quel charabisme intellectuel/réflexionnel/philosophicolitique !
Par rafi
Edgar Hayoun, dit Morin, propose dans cet ouvrage quelques idées/réflexions sur l’humanité de demain. Son objectif affiché est de civiliser la civilisation et d’humaniser l’être humain, c’est à dire “hominiser” l’homme. Le tout s’effectuera selon lui par une révolution dans la manière de penser, et donc d’enseigner, et donc de faire de l’économie, etc…Ce projet s’inscrit dans une perspective planétaire, portée politiquement par l’ONU, doctrinalement par l’idée de tout relier à tout, la “nouvelle conscience planétaire”, une “opinion publique planétaire”, ainsi qu’une indispensable révolution de la pensée. Perspective globale que supporte une économie de marché “portée par un ensemble cohérent d’institutions” à échelle mondiale. Une “culture planétaire” est également au programme, portée par une “prise de conscience de notre destin planétaire”. Il y a aussi une religion à venir, “l’évangile de la perdition”, que l’auteur appelle de ses vœux, religion censée relier les hommes sur… rien, ou plutôt la certitude minimale que de savoir que l’on existe et que la Terre comme nous même sommes éphémères, que nous allons vers le néant. Bien évidemment est évoquée et promue la notion de “citoyenneté planétaire”.Le totalitarisme d’un possible gouvernement mondial est ouvertement assumé par l’auteur : “L’ONU devrait être au centre de ces décentrations, en même temps qu’un pouvoir de police planétaire intervenant lorsqu’un Etat agresse un autre Etat, un peuple, une ethnie, en attendant de pouvoir disposer d’assez de forces démocratiques mondiales”. Le projet est clairement énoncé : “il faut aller les hommes et les cultures vers le métissage généralisé et diversifié”, le tout en assumant le mot de cosmopolite. Enfin, il est clairement énoncé que “la conception complexe de la boucle entre fins et moyens nous a indiqué que, dans des cas limites, de “mauvais” moyens deviennent indispensables pour sauver du pire”.Cependant, la marche à suivre est purement dialectique : la politique multidimensionnelle doit être “re-pensée” sous forme de politique de l’homme ou anthropolitique, ce que résume la formule : “la politique qui embrasse tout doit être elle-même embrassée par le tout qu’elle embrasse”. La suite n’appelle même pas de commentaire : “Il faut moderniser la politique dans le sens de l’adapter aux problèmes anthropolitiques et planétaires. Il faut aussi politiser la modernité en l’intégrant justement dans la perspective anthropolitique et planétaire”.En simple :”le problème des problèmes : l’impuissance du monde à devenir monde, l’impuissance de l’humanité à devenir humanité”Nationalisme = méchant, car violent de dissociatifHumanisme d’homonisation à échelle mondiale = gentil, car universel et associatifProblèmes mondiaux = nécessité absolue d’un gouvernement mondial, à imposer même par la forceTout au long du texte, Edgar Hayoun, dit Morin, ne fait finalement que défendre les minorités, c’est à dire finalement défendre sa communauté, face à la majorité. L’ouvrage est parsemé de “Il faut” que l’auteur répète tel un mantra. En effet, l’auteur est adepte de la pensée magique, exposée dans le chapitre “l’impossible réalisme”, c’est à dire le fait de penser quelque chose permettra de le faire advenir: “dans la lutte entre l’idée et le réel, le réel n’est pas toujours le plus fort”. La pensée présentée est cependant très contradictoire ! Alors qu’il est bien évident que faire advenir une culture mondiale se fera au détriment des cultures préexistantes (cela se mesure par exemple par le nombre de langues et dialectes qui disparaissent chaque année, lire par exemple les excellents ouvrages d’Hervé Juvin ou de Régis Debray sur le sujet), l’auteur soutient la thèse qu’il est tout à fait possible de faire une chose et son contraire en même temps, avec le concept totalement fallacieux d’unité/diversité qui n’existe probablement que dans son esprit perdu dans tant de complexité. Une fois le livre refermé, le plus marquant reste ce style absolument incroyable, où la même phrase contient à la fois une chose et son contraire, et cela semble même constituer l’essence de la “pensée complexe”, approche absconse/verbeuse/obscure défendue par cet auteur.En plus d’énoncer tout un chapelet de banalités avec ce style ampoulé et lourdingue de la “pensée complexe”, l’auteur commet l’exploit de se répéter longuement alors que cet ouvrage ne fait même pas 250 pages, son exemple intéressant sur la rétro-action des pesticides qui ne traitent pas la question dans sa globalité est intéressant, mais utilisé deux fois !De nombreux postulats ou propositions tombent complètement à plat car ne sont prouvés par rien, nullement illustrés. Par exemple, il est observable partout en Occident, depuis deux décennies environ, une forte résurgence identitaire, nationaliste, régionaliste, communautariste, raciste, etc… Tout ceci est nié par cette affirmation “Les immunités nationales sont devenues destructrices plus que protectrices.” Par ailleurs, il est affirmé que “les cultures singulières ont acquis leur singularité à partir de rencontres, d’assimilations d’éléments étrangers”. C’est faux, cela nie l’histoire des cultures insulaires, lire par exemple “Effondrement” de Jared Diamond ou encore étudier l’exemple du Japon, ayant développé une culture et une civilisation propre de par son isolationnisme strict depuis plusieurs siècle. L’auteur affirme également que “le dépassement de l’Etat-Nation devrait lui-même entraîner la diminution de la bureaucratie d’Etat”, or, c’est exactement au contraire que l’on assiste avec la mise en place de l’Union Européenne. Il affirme que la civilisation romaine est le fruit du métissage de part le panthéon des dieux romains, proches du panthéon grec, alors qu’il s’agit plutôt d’une transposition. La nouvelle vision du cosmos apportée par la science moderne (relativité) n’aurait pas interrogé les philosophe, ce qui est bien évidemment faux. Enfin, l’auteur affirme sans sourciller et surtout sans preuve, que la démocratie “est le système politique le plus civilisé”, car “la démocratie dépend de la civilisation, laquelle dépend de la démocratie”. Lumineux.Quelques idées intéressantes ressortent de cet ouvrage, sans néanmoins nous sauver du naufrage de la bêtise pédante et de la banalité. Par exemple la persistance du fait religieux, de la pensée religieuse (excommunication et blasphème) dans une société sécularisée et officiellement laïque, voire athée. Cela prend la forme de religion du progrès, religion de la technique, religion de l’économie, religion de l’écologie (théorie Gaïa), etc… Le chapitre le plus intéressant est sans doute celui sur la notion de développement et les écueils qui lui sont associés ; “le meilleur des cultures indigènes disparaît au profit du pire de la civilisation occidentale”. Est également évoquée la barbarie que constitue la techno-bureaucratie moderne déréalisante et qui atomise les individus.Voici quelques petites pépites extraites de cet ouvrage, qui à mon humble avis suffisent à faire la démonstration. Comme pour un feu d’artifice, ils sont par ordre croissant de délire :”l’humanité est une entité planétaire et biosphérique””Il faut donc, tout en résistant dans l’immédiat contre les formes abjectes de la domination, de l’asservissement et de l’exploitation, ouvrir sur la grande aspiration à l’entreprise d’hominisation, en profondeur et de longue durée, sans oublier que les pires aspects et potentialités de l’être humain et des relations sociales ne seront jamais abolis mais devront être sans cesse contenus, contrôles, mieux : autocontrôlés””penser global/agir local, penser local/agir global””l’organisation vivante est le fruit d’une complexification organisationnelle non pas linéaire, mais issue de rencontres aléatoires entre macro-molécules […] La vie n’a pu naître que d’un mixte de hasard et de nécessité, dont nous ne pouvons doser le mélange. Il y a un “continuum” de complexification physico-chimique ; mais ce continuum comporte des sauts multiples, dont celui de la séparation entre milieu interne et milieu externe, celui des échanges d’énergie et celui de la différenciation des échanges, et enfin surtout le saut hypercomplexifiant radical d’une organisation strictement chimique à une auto-éco-réorganisation dotée d’une dimension cognitive (computationnelle-informationnelle-communicationnelle), capable de s’autoréorganiser, s’autoréparer, s’autoreproduire, apte à puiser de l’organisation, de l’énergie et de l’information dans son environnement.””Autant la défense des identités culturelles apparaît comme un phénomène salubre, antihégémonique et antihomogénéisant, décentralisateur et porteur d’autonomie, à condition qu’elle s’intègre dans un cadre associatif, autant la dislocation et la désintégration des empires et nations poly-ethniques, dans la course effrénée de chaque ethnie à la souveraineté étatique absolue, menacent aujourd’hui le devenir planétaire””L’identité de l’homme, c’est à dire son unité/diversité complexe, a été occultée et trahie, au coeur même de l’ère planétaire, par le développement spécialisé/compartimenté des sciences”La “définition” du concept de méta-développement dégagé par l’auteur : “Pouvons-nous proposer alors la notion de méta-développement, c’est à dire d’un au-delà du développement auquel le développement (peut-être ?) permettrait d’accéder, et que de toute façon il devrait permettre ?””La survie exige de révolutionner le devenir. Il nous faut venir à un autre avenir. […] Un passé mort ne meurt pas, un avenir naissant n’arrive pas à naître””La circulation dialogique passé/présent/futur restaure l’intensité concrète du vivre qui est la plaque tournante du présent.”Bref, pour ne pas perdre votre temps, évitez ce livre et cet auteur. A gauche, il existe des penseurs plus sérieux que ça : Régis Debray, le collectif PMO, Michéa, Julliard, Todd, Bricmont, …

Voir tous les 1 commentaires clients…

Telecharger Ebook Gratuit Terre-Patrie | Ebook | 4.5

Leave a Reply